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Agro-Lettre RJO : Prix des contrats d'élevage, cold storage et abandon du programme "Cool"

21 décembre 2015, RJO'Brien

Aujourd’hui le 21 décembre,

· Forte hausse des CAT de bœuf suite au rapport de vendredi
· Forte production porcine, le prix ne suit pas celui du bœuf
· Inventaire de surgelé (Cold Storage)
· « COOL » : abandon de la loi américaine sur l'étiquetage

Rédigé par Simon Briere, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada

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Bœuf : Forte réaction des marchés dès l’ouverture avec des prix qui ont atteint les limites de trading fixé par la bourse de Chicago. Comme Gabriel le disais dans sa revue de vendredi, le nombre de bœuf en direction des parcs d’engraissement a été beaucoup plus faible que prévu. Clairement les faibles revenus sur les ventes de bœufs gras dans les derniers mois ont refroidi l’enthousiasme et la capacité d’acheter les vaux d’embouche. La réaction du marché est cohérente ; les contrats rapprochés ont été plus sensibles alors que les contrats éloignés n’ont pas reçu la même hausse.

Concernant les inventaires de surgelés, les stocks de bœuf au 31 octobre 2015 atteignent 511.6 millions de livres c’est moins que les prévisions de 534.6 mais une hausse de 3% par rapport au mois dernier et une hausse de 34% par rapport à octobre 2014. Le rapport, bien qu’il représente les inventaires près de deux mois plus tard, devrait être positif pour les prix à court terme et soutenir la hausse actuelle.

Coté spéculation les fonds d’investissement (managed money) ont acheté 3,138 contrats ou options sur la semaine finissant le 15 décembre. La position nette est acheteur de 12,699 contrats et ils rebâtissent tranquillement leur exposition qui fortement chuté au cours des 6 derniers mois.

Porc : Initialement en hausse de près d’une cent pour suivre le mouvement haussier dans le bœuf, les prix n’ont pas été capables de soutenir la tendance. L’abattage et la production est tout simplement écrasante ; on évalue à 445,000 tête l’abattage aujourd’hui uniquement. Les chiffres de la semaine dernière ont atteint 2.493 millions et 2.426 la semaine d’avant. L’indice des prix cash sera calculé à 54.65 demain par le CME, en baisse de 0.56. Le prix de la découpe demeure cependant élevé à 71.81. Coté jambon rien de trop positif encore la découpe baisse de 0.59 et s’établie à 59.17 cents sur le prix américain et représente une baisse de 14% en 4 jours! En fait on ne le remarque pas toujours en épicerie mais clairement en ce moment je vois l’impact de prix un le bœuf et le porc! Pas souvent que le demi-jambon Lafleur est à 1.79/lbs dans la circulaire IGA

Pour les inventaires de surgelés, les stocks sont évalués à 602.7 millions de livres et c’est plus que les 577 prévu par certains analystes. C’est une baisse de 8% par rapport au mois d’avant, mais une hausse de 13% par rapport à octobre 2014.

Coté spéculation, un peu comme dans le bœuf, il y a un regain timide des fond d’investissement, mais à 8,712 options ou contrat à terme, on est loin des niveaux connus récemment.

En terminant, je vous renvoie sur le site de LaPresse avec un article intéressant comme quoi les américains abandonnent la loi américaine sur l’étiquetage.

« Une potentielle guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis a été à toutes fins pratiques évitée, vendredi, le Congrès américain ayant adopté un imposant projet de loi de dépenses qui abroge aussi une loi controversée sur l'étiquetage des viandes.

Le projet de loi de plus de 2000 pages contient une section de deux pages qui élimine la loi américaine sur l'étiquetage, connue sous l'acronyme COOL, devenue un irritant majeur entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.

Il ne manque plus que la signature du président Barack Obama.

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) avait accordé au Canada et au Mexique le droit d'imposer des tarifs punitifs de 1 milliard $ sur divers produits américains après avoir déterminé que les articles sur l'étiquetage du pays d'origine sur les produits de boeuf et de porc violaient les règles commerciales internationales.

Le Canada et le Mexique ont argué que ces dispositions n'étaient ni plus ni moins qu'un protectionnisme à peine déguisé. Des partisans de cette approche faisaient valoir que les consommateurs avaient le droit de connaître la provenance de la viande. 

La ministre fédérale du Commerce international, Chrystia Freeland, et le ministre de l'Agriculture, Lawrence MacAulay, ont tous deux salué l'adoption du projet de loi, parlant, vendredi, d'un «grand jour pour le Canada».

«Il s'agit d'une réelle démonstration du pouvoir et de la pertinence du mécanisme de résolution de conflit de l'OMC, qui a assuré une véritable victoire pour le Canada», a dit Mme Freeland en conférence téléphonique depuis Nairobi, au Kenya, où M. MacAulay et elle-même prenaient part à une conférence commerciale.

Vendredi, le Sénat américain a voté à 65 voix contre 33 en faveur de l'imposant projet de loi qui inclut 1140 milliards $ en nouvelles dépenses pour 2016 et 680 milliards $ en réductions d'impôt dans la prochaine décennie. »

 

SIMON BRIERE

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