
Les cultures poursuivent leur développement à un bon rythme, mais les prochains millimètres seront déterminants pour conserver leur potentiel.
Réservez les 20 et 27 août! Participez à la Tournée des grandes cultures du Québec pour parcourir les champs et évaluer le potentiel de rendement du maïs et du soya dans l'une des six régions participantes.
Une semaine plus tard, venez découvrir les résultats de la Tournée, et assistez à une conférence sur les impacts des changements climatiques sur les grandes cultures.M’inscrire

Les cultures poursuivent leur développement à un bon rythme et les observations demeurent généralement positives. Mais à la mi-juillet, la marge de manœuvre rétrécit et le manque de pluie est maintenant au cœur des préoccupations de nos répondants. Les prochains millimètres pourraient faire toute la différence pour préserver le potentiel acquis jusqu’à maintenant.
« Il manque juste la foutue pluie! Nous avons reçu à peine 10 mm depuis le 15 juin. » partage Renaud Péloquin, Ferme de Ste-Victoire inc., Montérégie-Est.
« On a reçu beaucoup de chaleur mais les quelques orages dispersés ont laissé peu d’eau. On en a besoin pour aller chercher du potentiel.» observe Maurice Cadotte, Agrocentre Saint-Hyacinthe, Montérégie-Est.

Les premières aigrettes ont été observées en Montérégie et au Centre-du-Québec au cours des derniers jours. Il s'agit d'un retard moyen de 28 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, mais d'une évolution très semblable à celle observée l'an dernier.
L’état du maïs est généralement bon, mais la région de la Capitale-Nationale/Chaudière-Appalaches est encore aux prises avec les conséquences des surplus d’eau reçus en début d’été.
« Il ne pousse vraiment pas égal en raison du surplus d’eau reçu en juin.» indique Gisèle Boulet en Chaudière-Appalaches.
« On voit encore quelques variations dues aux fortes pluies du début juin, mais somme toute, c’est assez beau. La chaleur semble très bien faire minéraliser les lisiers et à date, je m’en tire avec une fertilisation azotée totale de 120 à 140 kg de N/ha sans le lisier. Le maïs semble bien s’en tirer face au temps sec, mais une pluie serait bienvenue.» partage Billy Beaudry, Ferme Beau-Porc, Montérégie-Est.
La floraison du soya a maintenant été observée sur plus de 70 % des superficies de nos répondants, en hausse de 27 % par rapport à la semaine dernière.
Après des observations en Montérégie-Ouest la semaine dernière, les premiers soyas semés en Montérégie-Est ont maintenant des gousses (observation de Maurice Cadotte, Agrocentre Saint-Hyacinthe.)
«Le soya montre de plus en plus de signes du manque d’eau. La tête des plants penche vers le bas à plusieurs endroits.» remarque Daniel Turner, Ferme LD Turner inc., en Mauricie.
Contrairement aux attentes, il ne s’est pas récolté de blé d’automne chez nos répondants cette semaine. Les incertitudes météo ont vraisemblablement contribué à retarder les chantiers. En moyenne, lors des cinq dernières années, nos répondants avaient tout près de 10 % du blé d’automne de récolté à cette même période, notamment 3 % en 2025.
«On devrait commencer la récolte à la fin de la semaine prochaine. Le blé a échaudé dans certains champs de sable, donc on le battra prochainement. » partage Renaud Péloquin, Ferme de Ste-Victoire inc., Montérégie-Est.
Certains dommages ont été observés au Centre-du-Québec à la suite des forts vents et de la pluie intense reçus le 14 juillet.«J’estime à 5 % la verse suite au mauvais temps de mardi.» partage Olivier Labrecque, Ferme Fleur du Jour. En Montérégie-Centre/Sud, la fusariose est visible dans plusieurs champs (observation de Cynthia Lajoie, Pioneer).Malgré cela, son état est jugé adéquat dans la majorité des régions, et est même considéré comme excellent par nos répondants en Estrie.
Bien que l’état du blé de printemps soit relativement bon partout, lui aussi manque d’eau, ce qui entraîne un mûrissement prématuré (observations de Alain Gervais, Ferme RMA Gervais inc., Montérégie-Est et Nicolas Boutet, Ferme Bouthec inc., dans Lanaudière). Sa courbe de progression suit de très près la moyenne des 5 dernières années, avec une avance marquée sur 2025.
Rapport hebdomadaire de la Financière agricole du Québec
Le bilan de mi-saison 2026 en assurance-récolte est maintenant disponible sur le site web de la Financière agricole du Québec. Il dresse un portrait des conditions climatiques observées et de leurs effets sur les cultures à travers le Québec. Il traite également de survie hivernale, d’ensemencement et de développement des cultures annuelles. Pour consulter le rapport complet, cliquez ici.

Le temps sec continue de dominer dans la majorité des régions de culture cette semaine. Les argiles semblent encore tenir le coup, mais les sols sableux manquent sérieusement d’eau.
« Ça va prendre de l’eau prochainement! Mais il n’y a pas encore de dommage dans les argiles pour l’instant. » observe Alain Gervais, Ferme RMA Gervais inc., Montérégie-Est.
« Les beaux champs sont encore pas pire. Le tempsplus frais et les petites pluies qu’on reçoit aident. Mais dans certaines parties de nos champs de sable, les feuilles ne veulent même plus dérouler pendant la nuit. Pour ceux-là, le mal est fait.» partage Renaud Péloquin, Ferme de Ste-Victoire inc., Montérégie-Est.


Il y aura de la pluie au menu au cours des deux prochaines semaines, si on se fie aux prévisions météorologiques, qui annoncent jusqu’à 200 % des précipitations normales pour la période de l’année.

(Image tirée du site grainwiz.com)
C’est également un temps plus frais que la normale qui est attendu au cours des sept prochains jours. Une pause de chaleur et d’humidité qui sera certainement bienvenue.

(Image tirée du site grainwiz.com)
Cette météo devrait plaire aux cultures, mais peut-être un peu moins à ceux qui avaient prévu récolter des céréales... et aux vacanciers!


















