Nouvelle

Plus que deux semaines avant la fin de mai!

15 mai 2014,

Le retard dans le début de saison, que ce soit au Québec comme dans plusieurs régions de l’Amérique du Nord, fait la grogne des producteurs qui attendent avec impatience de débuter leurs travaux des semis. Ce retard n’est pas par contre nécessairement une mauvaise chose pour les détaillants d’engrais.

Dans l’Ouest canadien, la congestion ferroviaire qui a affecté le transport des grains au cours des derniers mois a retardé les livraisons d’engrais azoté et phosphaté. De la même manière, les livraisons de potasse des fabricants de l’Ouest canadien vers les marchés américains et ceux de l’Est canadien ont aussi été plus difficiles. Ce problème est d’autant plus vrai que l’hiver tardif aura reporté le transport des engrais le long du Mississippi, et paralyse encore les activités maritimes dans les Grands Lacs. D’ailleurs, cette semaine, on rapporte que près de 8% des Grands Lacs sont toujours couverts de glace, une situation exceptionnelle.

 

Même si le début de saison des semis tarde, ce n’aura donc pas été en vain. Les détaillants ont pu recevoir dans les dernières semaines leurs livraisons d’engrais à temps pour répondre aux besoins des producteurs. Malgré tout, il ne faut pas trop attendre pour passer ses commandes. À deux semaines de la fin du mois de mai, il y a fort à parier que les semis de maïs 2014 devront être très rapides.

Côté prix, DTN rapporte qu’ils ont continué de gagner tranquillement du terrain pour une 10e semaine consécutive, à l’exception de l’acide nitrique qui a bondi dernièrement de 9%. Mais, dans l’ensemble, ils demeurent comparables, voire moins cher que l’an dernier.

Les ensemencements tardifs cette année au Québec pourraient toutefois accentuer la pression sur les détaillants d’engrais et forcer davantage à la hausse les prix. Et, avec les fortes intentions d’ensemencements de soya qui étaient prévues depuis déjà un certain temps, plusieurs détaillants ont été tentés de réduire légèrement leurs réserves d’engrais cette année. Cette situation pourrait contribuer à raffermir les prix d’ici la fin des semis.

  

Le projet d’usine d’engrais à Bécancour fait son chemin

Une dernière ronde de financement est en cours afin que l’usine d’engrais de l’entreprise IFFCO Canada Enterprise Ltd à Bécancour puisse voir le jour. Le projet vient de recevoir l’approbation du gouvernement du Québec et, si le financement est au rendez-vous, l’usine pourrait débuter ses activités dès 2017.

Les installations de cette usine seraient parmi les plus importantes en Amérique du Nord, proposant une production de 1,3 à 1,6 million de tonnes d’urée granulaire dont la Coop Fédérée s’est engagée à en commercialiser 500 000 tonnes par année.

 

 

 

 

 

 

 


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