Mais non pas du pot, mais du chanvre! Le grain de chanvre devient quelques chose de précieux pour certains acheteurs. Beaucoup de scientifiques s’intéressent à ce produit en raison de la présence d’omégas 3 et 6 dans le même aliment. Plusieurs nouveaux produits de consommation alimentaire (autant humain qu’animal) utilisent ou vont utiliser les graines de chanvre dans un futur proche. Et c’est sans compter les vertus de la fibre. Plusieurs compagnies boursières misent sur cet engouement dans les prochaines années et les investisseurs courent pour acheter ces titres.
Avec la baisse du prix des grains en général cette année, plusieurs producteurs se demandent ce qu’il aurait fallu faire dans ces conditions. Une chose importante que j’ai enseignée au cours des dernières années est certainement la gestion des risques par l’utilisation des contrats à terme et des options à la Bourse de Chicago. Par contre, gérer les risques de prix est une chose, mais il faut aussi ajouter la gestion des risques en diversifiant les sources de revenus de la ferme. Je m’explique. Encore aujourd’hui trop de producteurs produisent en rotation maïs-soya ou soya-maïs. Une gestion prudente voudrait que chacun tente de semer des parcelles de grains ou de céréales plus marginales demandant moins d’intrants chimiques ou ayant un coût de semences inférieures ou demandant un travail dans les champs moindre.
De plus, la demande et les prix pour ces céréales ou grains spéciaux offrent une certaine stabilité et permettent aux producteurs des revenus intéressants, mais aussi permettent une meilleure planification budgétaire. Cette situation devrait plaire à vos banquiers qui verront d’un bon œil la rentabilité des avoirs de vos entreprises.
Un bon exemple cette année fut très certainement les semis de seigle d’automne. Non seulement, les rendements s’orientent vers quelque chose d’excellent, mais le rendement en paille sera aussi attrayant. La récolte de grain sera aussi très intéressante. Dans ce cas-ci, le potentiel combiné de 3 plus-values sera bénéfique pour la santé des sols et la santé financière de votre entreprise. De plus, plusieurs producteurs pourront ainsi se permettre même une double récolte en combinant des semis et une récolte de sarrasin. Même si les rendements ne sont pas extraordinaires dans cette culture (varie entre 0,4 et 0,9 tonnes / acre), les prix sont élevés et compensent pour ce facteur négatif. C’est une culture demandant peu de soin.
En guise d’exemple, nos représentants me mentionnaient récemment que les rendements pouvaient avoisiner les 2 tonnes par acre pour notre variété de seigle Danko. De plus, on comptait environ une paille de seigle valait entre 1 ½ et 2 fois la production de paille provenant d’une récolte de blé. Généralement, on ne mets pas de fongicide, mais seulement quelques unités d’azote au printemps (60-70) et fumier à l’automne. Le grain récolté peut être vendu autour de $200 / tonne à Plessisville. La matière organique est retournée dans le sol faisant en sorte que les besoins de fertilisation seront moindres dans l’année qui vient.
Au cours des dernières années, Semican a adopté une nouvelle mission, celle de développer des marchés spécialisés et d’investir dans le développement de nouveaux cultivars. Aujourd’hui, Semican offre une gamme complète de semences et de programmes de commercialisation, assurant une meilleure rentabilité aux producteurs du Québec. Faire une agriculture en utilisant des productions à valeurs ajoutées : c’est ça le passage vers une nouvelle agriculture.
Ainsi que ce soit pour du seigle, du sarrasin, de l’épeautre, du chanvre, du lin ou tout autres céréales, n’hésitez pas à nous contacter.
De plus, concernant la commercialisation de vos grains, nous sommes disponibles pour trouver le meilleur débouché ou offrir des prix adaptés à vos sentiments de marché.
Frédéric Hamel
514-567-8555
