Contrairement à ce que nous avons vu dernièrement, le prix du porc a terminé la journée avec un gain de 3¢/lb, majoritairement poussé par la reprise des achats russes en Europe. Pour l’éthanol, la production de la semaine dernière était encore très bonne avec 978 000 barils par jour, en plus que les inventaires n’ont quasiment pas augmenté. Dans le biodiesel, l’EPA a approuvé la requête de l’Argentine afin qu’ils puissent exporter le carburant aux États-Unis ce qui a causé une chute du prix de l’huile de soya, désormais à 30.34¢/lb.
Maïs: - 8 à 3.73 ¼ sur mars’15 et -7 à 4.04 ¼ sur déc’15
Soya : -3 ½ à 9.70 ¼ sur mars’15 et -4 ½ à 9.58 ¼ sur nov’15
Tourteau : +0.80 à 337.40 sur mars’15 et +1.80 à 319.90 sur déc’15
Porc : +2.10 à 71.53 sur fév’15 et +3.00 à 84.58 sur juin’15
Bœuf : +1.13 à 153.95 sur fév’15 et -0.03 à 144.68 sur juin’15
CAD : -0.66 à 79.95 sur mars 2015
Rédigé par Gabriel Joubert-Séguin
Cette semaine, la Russie a annoncé la reprise des achats de porc en provenance d’Europe (France, Hongrie, Italie, Allemagne, Danemark et Pays-Bas) ce qui est une bonne nouvelle pour le prix du porc. Cela réduira la compétition à laquelle les États-Unis et le Canada font face sur les marchés mondiaux ce qui pourrait redonner un coup de pouce aux exportations. Suite à la restriction de la Russie, il y avait 40 000 tonnes/mois de porc européen qui devaient trouver un nouvel acheteur ce qui évidemment mettait beaucoup de la pression sur le prix, autant en Europe qu’en Amérique du Nord. Cependant, la Russie n’a pas réussi à trouver suffisamment de fournisseurs ce qui l’oblige à passer par-dessus son orgueil et retourner vers l’Europe pour acheter son porc. La Russie misait beaucoup sur son nouveau partenaire économique, la Chine, mais seulement 2 entreprises chinoises ont eu la permission de leur gouvernement pour vendre chez leur voisin du nord, limitant l’approvisionnement des russes. Bien que la nouvelle soit apparue plus tôt cette semaine, la répercussion semble s’être faite ressentie aujourd’hui avec une hausse de 4% du prix.
Pour l’éthanol, la production ne ralentie pas malgré la faible marge opérationnel des raffineries ce qui est positif pour le prix du maïs. La semaine dernière, la production s’est établie à 978 000 barils par jour alors que les inventaires n’ont presque pas augmenté. Sur la nouvelle, le prix a rebondit dans la zone positive mais la pression des vendeurs étaient trop forte et le prix du maïs a terminé à son plus bas niveau depuis la fin octobre. Nous avons cassé le support de 3.75 sur le contrat de mars, mais ce n’est pas définitif. Si jamais le prix baisse encore demain, nous aurons définitivement cassé le support et le prix pourrait continuer à baisser d’un point de vue technique (graphique 1). Bien que la demande semble bonne, il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de maïs sur le marché et que les investisseurs se retirent graduellement des matières premières en général. Ce matin, la prestigieuse banque d’affaires Goldman Sach’s recommandait de sous-pondérer les portefeuilles dans les matières premières en raison de l’abondance dans la majorité des marchés ce qui met également de la pression sur le complexe céréalier.
L’EPA (US Environmental Protection Agency) a approuvé la requête de l’Argentine afin que leur biodiesel puisse être vendu aux États-Unis. Ce biocarburant fabriqué avec l’huile, dont celui du soya, sera éligible sous la loi « Renewable Fuel Standard » s’il provient de l’Argentine. Le tout reste un peu ambigüe mais ça reste un bas vers l’importation de biodiesel ce qui a fait chuté le prix de l’huile de soya à 30 cents la livre (graphique 2), un bas depuis 2009.
Graphique 1 – Prix du maïs de mars (¢/boisseau)

Graphique 2 – Prix de l’huile de soya depuis 5 ans (¢/lb)

Bonne fin de journée !
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