Nouvelle

Lettre sur l'agriculture - Hausse des taux d'intérêt au Canada et estimés COF

21 janvier 2015,

Aujourd’hui, la Banque du Canada a annoncé une baisse surprise du taux d’intérêt de 1.00% à 0.75% afin de contrer l’effet négatif de la chute du prix du baril de pétrole sur notre économie. Face à cette annonce, le taux de change CAD/USD est à son plus faible niveau depuis avril 2009 à 0.809 (ou 1.236 USD/CAD).Dans le monde agricole, il y aura les inventaires surgelés demain et le Cattle-On-Feed vendredi, nous regarderons les estimés de ce dernier.

 

Maïs: - 2 ¼ à 3.88 sur mars’15 et -1 ½ à 4.15 ½ sur déc’15

Soya : + 1 ½ à 9.83 ½ sur mars’15 et -1 à 9.65 ¾ sur nov’15

Tourteau : +4.00 à 330.50 sur mars’15 et +0.40  à 314.30 sur déc’15

Porc :  +0.50 à 72.28 sur fév’15 et +0.53 à 84.20 sur juin’15 

Bœuf : +0.70 à 153.75 sur fév’15 et +0.65 à 145.78 sur juin’15

CAD : -1.68 à 80.89 sur mars 2015

 

Rédigé par Gabriel Joubert-Séguin

Depuis le 9 septembre 2010, le taux directeur au Canada était à 1.00%. Hors de toutes attentes, la Banque du Canada a décidé de diminuer le taux à 0.75% afin de stimuler notre économie et ainsi atténuer le choc lié à la chute de prix du pétrole. Le prix du pétrole canadien, lequel est moins cher que le pétrole WTI des États-Unis en raison de sa qualité moindre, a chuté de 80 $US/baril en septembre à seulement 34 $US (graphique 1). Cela engendre une baisse de la valeur des exportations ce qui est négatif pour la croissance économique, d’où le besoin d’un stimulus monétaire selon la Banque du Canada. Conséquemment, le taux de change entre le dollar canadien et américain s’est déprécié de 2 % à 0.809 CAD/USD (1.236 USD/CAD). Pourquoi est-ce que le taux de change réagit à cette nouvelle ? C’est que les investissements au Canada deviennent moins attrayants, les investisseurs rapatrient donc leur argent pour le réinvestir ailleurs où les rendements sont meilleurs, vendant leur dollar canadien pour acheter d’autres devises.

Du côté du marché bovin, les abattages demeurent très faibles avec 546 000 bêtes la semaine dernière ce qui est 9.1% inférieur au volume de l’an dernier. Bien que le poids des carcasses avoisine 825 lbs, la production totale reste 6% sous la production de viande bovine de 2014. Par contre, il y a beaucoup de spéculation cette année parmi les participants du marché comme quoi les parcs d’engraissement ont plus de bête à vendre au cours des prochains mois, expliquant pourquoi les contrats à terme de février se transigent sous le prix cash. C’est ce que nous saurons vendredi après la fermeture du marché. Actuellement, les estimés sont à 101.4% du nombre de bœufs en parc d’engraissement de l’an dernier, au 1er janvier (tableau 1). Les placements sont prévus pour être 4.3% inférieur ce qui semble positif pour les prix de l’été prochain, par contre il ne faut pas oublier que les placements étaient très gros en octobre et novembre. Durant les 4 derniers mois de 2014, il se serait placé 11% plus de bovin d’engraissement qu’en 2013. Pour la commercialisation, on devrait aussi connaître une diminution, à l’échelle de 4.2% selon la moyenne des estimés.

 

Graphique 1 – Prix du pétrole canadien ($US/baril)

Source : Bloomberg

 

Tableau 1 – Estimés du Cattle-on-Feed au 1er janvier

Catégorie

Moyenne des estimés

Étendu des estimés

# de têtes implicites

(Pourcentage de l’an dernier)

Millions de têtes

En parc, 1er janvier

101.4 %

100.8 % - 102.0 %

                  10.738

Placé en décembre

95.7 %

92.3 % - 100.0 %

1.607

Commercialisation en déc.

95.8 %

93.3 % - 100.0 %

1.663

Source : Urner Barry Survey

 

Bonne journée !

 

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