Aujourd’hui, nous passerons en revue les exportations de viande du mois de septembre qui ont été publiées ce matin. On note une décroissance des ventes de porc, particulièrement les ventes vers le Japon et la situation pourraient durer suite à la récente chute du yen japonais. Pour le bœuf, les américains continuent d’importer une faible quantité.
Maïs: +5 ¾ à 3.70 ¼ sur déc’14 et +6 ¼ à 4.15 sur déc’15
Soya : +10 ½ à 10.20 ½ sur nov’14 et +5 ¾ à 10.04 sur nov’15
Tourteau : +2.80 à 375.30 sur déc’14 et +4.60 à 330.10 sur déc’15
Porc : -0.85 à 87.13 sur déc’14 et -0.45 à 93.35 sur juin’15
Bœuf : -1.45 à 165.20 sur déc’14 et -1.30 à 155.63 sur juin’15
CAD : -0.06 à 87.63 sur décembre 2014
Depuis la panique liée au virus DEP en mars dernier, les exportations de porc américain sont en décroissance. En Septembre dernier, il s’était exporté 248.8 millions de livres, soit 22% de moins qu’en septembre 2013 (graphique 1). Bien qu’il y ait un délai considérable dans la publication des exportations de viande, la diminution des exportations devient inquiétante puisque cette composante représente 20% de la demande totale de porc. Même si les ventes en août et septembre baissent, la production américaine continuait à subir les dommages du virus DEP donc la diminution de la demande extérieure ne se faisait pas tant ressentir sur les marchés. Qu’arrivera-t-il lorsque nous retournerons à même niveau de production que l’an dernier (probablement d’ici quelques semaines) ? En décembre 2013, il s’était exporté 380 millions de livres représentant 18.5% des 2.06 milliards de livres produites pendant le mois, laissant 1.68 milliard aux consommateurs américains. Cependant, si les exportations n’atteignent que 280 millions de livres en décembre prochain et que la production se situe au même niveau, cela laisserait 1.78 milliard de livres aux consommateurs américains, soit 6% de plus! Il est plausible de penser que la production sera semblable à l’année dernière puisque les abattages se rapprochent de plus en plus des niveaux de 2013 alors que le poids des carcasses reste 2 à 3% supérieur.
Est-ce probable de voir les exportations diminuer d’avantage ? Normalement, les ventes sont meilleures pendant l’automne ce qui pourrait stabiliser la chute du volume exporté. Néanmoins, les japonais ont connu une dépréciation de leur devise de 16% de leur depuis 12 mois dont la moitié durant les 3 dernières semaines (graphique 2). Cette nation achète le tiers des ventes internationales américaines et la récente chute du yen cause une augmentation considérable du prix du porc américain au pays du soleil levant. Il ne serait donc pas surprenant que les exportations vers le Japon (graphique 3) restent plus faibles que l’an dernier pendant les prochains mois… ce qui est négatif pour le prix.
Concernant les exportations de bœuf en septembre (graphique 4), la situation reste très stable mois après mois. Les importations de viandes bovines restent inférieures à 40 millions de livres, principalement en provenance d’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada. Inversement aux ventes de porc, la récente appréciation du dollar américain joue en faveur des achats de bœuf puisque le produit est moins dispendieux aux yeux des américains.
Graphique 1 – Exportations nettes de porc

Graphique 2 – Yen japonais / $ américain (combien de yen pour 1 $US)

Graphique 3 – Exportations américains de porc vers le Japon

Graphique 4 – Exportations / importations nettes de bœuf

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