Aujourd’hui, nous ferons une petite mise-à-jour sur les projections de la production de viande pour les prochains 12 mois. Les changements dans les estimés de l’USDA découlent principalement de la baisse du prix des grains qui devrait stimuler la production à court terme via des carcasses plus lourdes, mais l’amélioration des pâturages pourrait limiter la production de bœuf pour 2015.
Maïs: - ½ à 3.58 sur septembre et + ¾ à 3.69 ¾ sur déc. 2014
Soya : -14 ¾ à 10.79 ½ sur septembre et -12 ¾ à 10.46 ¾ sur nov. 2014
Tourteau : +3.50 à 368.70 sur septembre et -1.40 à 342.10 sur déc. 2014
Porc : +1.13 à 115.20 sur août et +0.23 à 97.40 sur octobre 2014
Bœuf : -1.40 à 148.23 sur août et -1.13 à 146.55 sur octobre 2014
CAD : -0.02 à 91.52 sur septembre 2014
Les estimés de la production de viande rouge et de volaille en 2014 a été rehausse de 200 millions de livres (+0.2%) en raison de la baisse du prix des grains qui devrait influencer positivement le poids des carcasses des porcs et bœufs, en plus que la production de volaille devrait avoir une croissance plus forte que prévue dans le rapport de juillet : une hausse de 1.5% comparativement à 1.06% antérieurement anticipé. En plus de cette croissance dans la production de poulet pour 2014, celle de 2015 a également été augmentée pour totaliser +4% en 2 ans. C’est bien plus que la croissance prévue entre 2013 et 2015 pour la production américaine de porc (+0.4%) et de boeuf (-5.4%). Aussi, les projections d’exportations de volaille ont été réévaluées à la baisse suite à l’abolition d’achat de viandes américaines de la Russie. Cette restriction politique n’affectera toutefois pas les exportations de porc puisque le Russie avait déjà arrêté d’acheter du porc américain en 2013 et n’avait recommencé que depuis 3 mois.
Malgré des projections plus optimistes qu’en juillet pour la production de bœuf, celles pour la période de 2015 ont été revues à la baisse à 24.40 milliards de livres contre 24.63 milliards en 2014 et 25.79 milliards en 2013. L’amélioration de l’état des pâturages ne devrait pas précipiter les bovins vers les parcs d’engraissement, ce qui limitera la production et augmentera la demande pour le « feeder » dont le prix a déjà augmenté de 40% cette année. Sommairement, le dernier rapport de l’USDA a dévoilé une production de viande plus forte que prévue en juillet pour la période 2014. Pour 2015, la production de porc devrait légèrement augmenté, celle de poulet devrait exploser et celle de bœuf devrait diminuer.
Bonne soirée !
