Nouvelle

Lettre sur l'agriculture‏ du 8 juillet 2014

08 juillet 2014,

Aujourd'hui, nous commencerons par les exportations de viandes du mois de mai où on note des importations de boeufs pour un 3ème mois consécutif. Ensuite, nous regarderons l'impact des abondantes précipitations au Canada sur la production de canola ainsi que les autres cultures, ce qui pourrait affecter le ? Harvest-Ratio ?.

 

Maïs: -2 à 3.98 sur sept. et -2 à 4.04 sur déc. 2014

Soya : -24 à 12.48 sur août et -9 à 11.16 sur nov. 2014

Tourteau : -6.8 à 401.9 sur août et -1.40 à 357.30 sur déc. 2014

Porc :  +0.40 à 132.20 sur juillet et -1.55 à 116.30 sur oct. 2014

Boeuf : -1.43 à 153.53 sur août et -0.70 à 155.98 sur oct. 2014

CAD : inchangé à 93.52 sur septembre 2014

 

Hier, l'USDA publiait les chiffres d'exportation pour la viande de boeuf et de porc. Du côté bovin, les États-Unis continuent d'importer massivement de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada pour des achats totaux de 245 millions de livres en mai. Les principaux acheteurs de boeuf américain restent le Mexique et le Japon, avec un total de 225 millions de livres qui a été expédiées ce qui nous donne des importations nettes de 20 millions de livres. En plus d'avoir 3 mois d'importation, ces trois mois sont également sous la moyenne 5 ans ainsi que les importations de 2013, signifiant que les forts prix aux États-Unis incitent l'achat de viandes étrangers, ce qui est assez intuitif.  Dans le porc, les ventes du mois de mai étaient en dessous de celles de 2013 à 347 millions de livres. Il faut dire que les ventes étaient très fortes au printemps et que c'est seulement un retour à la normale. Les principaux acheteurs sont les même pays que dans le boeuf, soit le Mexique et le Japon, représentant à eux seuls le 2 tiers des ventes nettes. Pendant ce temps, les États-Unis, continent d'acheter du porc canadien, où le Canada représente 68% des importations de porc.

Comme vous l'avez remarqué, la quantité d'eau que nous avons reçue en juin était définitivement plus élevée qu'à la normale. Dans les prairies canadiennes, on parle de plusieurs champs inondés ce qui pourrait affectés particulièrement la production de canola. Statistique Canada avait augmenté les superficies de 1.5% à 20.2 millions d'acres lors du rapport de juin, mais certains analystes parlent qu'on pourrait connaître une production 10% inférieur à l'an dernier en raison d'inondations destructrices. Conséquemment, les inventaires de fin d'année pourraient s'établir à seulement la moitié de ce qui est actuellement attendus. Malgré ces dires, le prix pour les livraisons de novembre reste au même niveau qu'il y a un mois, l'augmentation des superficies semble avoir été compensée par les dommages des inondations. Ceci dit, le nord des États-Unis avait également reçu d'importante quantité d'eau ce printemps, cela pourrait être négatif pour le ratio de grains récolté. Dans son dernier rapport, l'USDA maintenant un harvest-ratio à 0.5% au-dessus de la moyenne des 5 dernières années, mais il ne serait pas surprenant de voir les superficies récoltés en baisse en raison des inondations. Bien que le surplus d'eau devrait être négatif pour la production dans certaines régions isolées, il est bénéfique pour le reste du pays ce qui devrait maintenir les projections de rendement élevé.

Maintenant à 4.00$/boisseau, le prix du maïs semble intéressant à protéger du point d'un acheteur puisqu'on approche le bas de la fourchette des estimés de l'USDA (entre 3.85 et 4.55$). Afin de limiter les pertes et d'avoir une protection illimitée contre la hausse du prix, l'achat du contrat à terme combiné avec une option put est approprié. Par exemple, un acheteur peut fixer ses prix pour décembre à 4.04$ et acheter une option put à 3.90 au coût de 0.10$ boisseau. La perte maximale sur la stratégie est de 0.25$/boisseau (1,250$/contrat) si le prix est en dessous de 3.90, mais la protection est illimité contre la hausse du prix.

 

  Bonne soirée !


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