Aujourd’hui, nous discuterons de l’avancement des semis complété à 29% et 5% pour le maïs et le soya ainsi que la détérioration de la qualité du blé d’hiver. De plus, on analysera les répercussions potentielles sur les récoltes de voir El Niño se manifester cet été, ce qui n’a pas réellement eu d’impact dans le dernier demi-siècle.
Maïs: +9 ¼ à 5.03 ¼ sur mai et +6 à 5.00 sur déc. 2014
Soya : -7 ½ à 14.63 ¼ sur mai et +5 à 12.27 ½ sur nov. 2014
Tourteau : -2.10 à 489.10 sur mai et +2.30 à 390.10 sur déc. 2014
Porc : +0.78 à 123.00 sur juin et +0.85 à 103.88 sur octobre 2014
Bœuf : -0.225 à 137.83 sur juin et -0.18 à 141.55 sur octobre 2014
CAD : +0.21 à 91.22 sur mars 2014
Avec beaucoup de précipitations la semaine dernière, le marché anticipait un ralentissement dans les ensemencements, causant une légère augmentation de la volatilité sur le marché des céréales. Alors que les estimés s’établissaient entre 25% et 30% de complété dans le maïs, on se situe à 29% grâce à une bonne progression dans les États du sud. De plus, on note sur les cartes météo qu’il y aura peu de pluie cette semaine dans le cornbelt contrairement aux États des plaines, où la pluie se fait attendre ! Donc, les producteurs du cornbelt pourront rattraper une partie du retard ce qui devrait permettre aux semis d’avance où il y a plus de retard. Notez que la moyenne 5 ans est à 42% de complété. Pour le soya, peu de progression a eu lieu, on est passé de 3% à 5% cette semaine, comparativement à la moyenne de 11%. Il est évident qu’à cette période de l’année, les efforts sont avantages déployés sur le maïs ce qui explique le faible avancement dans la fève.
Concernant le blé de printemps, transigé à la bourse de Minneapolis, le retard se maintient avec presque rien de semé au Minnesota et au Dakota du nord. Globalement, on est à 26% de compété contre 41% pour la moyenne. Bien que la situation ne soit pas avantageuse, elle l’est encore moins pour le blé d’hiver lequel connait une détérioration constante dans sa qualité. La proportion classée de bien et excellent à diminuer de 2%, désormais à 31%. C’est encore dans les États du sud qu’on constate les pires dégâts où la proportion de la récolte dans « très pauvre » est supérieure à celle dans « Bien » et « Excellent » combiné. De plus, la situation en Ukraine ne se règle pas, ajoutant de la nervosité sur le prix des blés.
Depuis quelques semaines, on entend parler qu’on pourrait voir l’effet El Niño cet été, mettant du stress sur les récoltes Nord-Américaines. Actuellement, les météorologues estiment les probabilités de voir El Niño à 75% pour la période estivale. L’effet El Niño correspond à des températures anormalement élevées dans l’océan Pacifique ce qui augmente les possibilités d’avoir une météo plus « Rock’n Roll », dont des sécheresses ou inondations, aillant possiblement des impacts néfastes sur les rendements. Est-ce vraiment le cas ? De notre côté, nous avons évalué l’impact depuis 1960 de l’effet El Niño et La Niña (lorsque c’est anormalement froid) sur les rendements de maïs et de soya. Sans trop entrer dans les détails, on peut conclure qu’El Niño a un petit effet favorable sur les rendements de maïs contrairement au soya. Par contre, ce phénomène météorologique n’explique que 6 ou 7% des écarts du rendement par rapport sa tendance long terme, ce qui faible mais statistiquement significatif. Il semblerait donc que ce phénomène à plus d’incidence sur les journalistes que sur la récolte.
Bonne soirée
