Nouvelle

Lettre sur l'agriculture‏ du 2 mai 2014

02 mai 2014,

Aujourd’hui, nous commencerons par regarder les chiffres d’emploi aux États-Unis où le taux de chômage est rendu à 6.3%, entrainant le dollar canadien à la baisse. Ensuite, nous discuterons du prix du bovin d’engraissement qui a terminé la semaine avec une hausse de 6 cents pour finir une dixième journée consécutive dans le vert.

 

Maïs: -9 ¼ à 4.94 sur mai et -5 ½ à 4.94 sur déc. 2014

Soya : +7 ¼ à 14.80 ¾ sur mai et -3 à 12.22 ½ sur nov. 2014

Tourteau : +4.50 à 491.20 sur mai et -2.20 à 387.80 sur déc. 2014

Porc :  -0.58 à 122.23 sur juin et -0.93 à 103.03 sur octobre 2014

Bœuf : -1.20 à 138.05 sur juin et -0.83 à 141.73 sur octobre 2014

CAD : -0.06 à 91.01 sur mars 2014

 

Ce matin, les États-Unis ont publié un taux de chômage à 6.3% suite à une création de 288,000 emplois en avril. Cette nouvelle était positive pour le dollar américain mais il faut faire attention à l’information que fournit le taux de chômage; bien qu’il ait passé de 6.7% à 6.3%, une bonne partie de cette « amélioration » vient en réalité d’une diminution de la population active qui cherche un travail. Pour le Canada, la création d’emploi sera publiée seulement vendredi prochain.

Le prix du bovin d’engraissement est sur une tendance impressionnante, en hausse de 9 cents la livre en 10 jours, repoussant à chaque séance les sommets historiques. Cet après-midi, les prix étaient à un « tick » de touché 194 ¢/livre sur septembre et octobre avant de s’écrouler de deux cents et demi. Depuis 1 an, le prix a connu une augmentation de 26.6% soit 40 cents/livre (graphique 1), détruisant la marge de profit des parcs d’engraissement. Il faut se rappeler qu’au début de l’année, le cheptel bovin des États-Unis était à son plus faible niveau en 63 ans en raison des producteurs du sud qui tentaient d’alléger les dommages financiers des dernières années de sécheresse qu’a connu cette région. Maintenant, on voit que ces producteurs tentent de reconstruire les troupeaux en gardant les jeunes femelles pour la reproduction, expliquant la baisse d’abatage de 7% pour cette catégorie de bête. Donc d’un côté, nous avons une demande forte pour reconstruire les troupeaux, mais de l’autre côté l’offre est relativement faible et prend beaucoup de temps avant de s’ajuster. En jargon économique, on parle d’une offre « inélastique » créant de bonnes hausses de prix lorsque la demande est forte, mais l’inverse est également valable.

Pour finir, un petit mot sur le rapport du CFTC des positions des spéculateurs. Il y a eu peu de changement, sauf dans le maïs où les spéculateurs ont massivement acheté en début de semaine, augmentant leurs positions de 33,270 contrats à 180,823.

 

Graphique 1 – Prix du bovin d’engraissement

Bon weekend


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