Nouvelle

Lettre sur l'agriculture du 21 avril 2014‏

21 avril 2014,

 

Aujourd’hui, nous discuterons de l’avancement des semis, complété à 6% pour le maïs, et des inventaires de viande surgelées qui seront publiés demain à 3h00, où une augmentation des réserves est attendue. 

 

Maïs: -6 ¼ à 4.88 ½ sur mai et  -6 ¾ à 4.90 sur déc. 2014

Soya : -15 ¼ à 14.98 ¾ sur mai et -15 ½ à 12.23 ¾ sur nov. 2014 

Tourteau : -2.60 à 485.70 sur mai et -5.60 à 380.60 sur déc. 2014

Porc :  -2.48 à 122.35 sur juin et -0.70 à 98.60 sur octobre 2014

Bœuf : -0.75 à 143.45 sur avril et +0.18 à 134.55 sur juin 2014 

CAD : -0.09 à 90.65 sur mars 2014

 

Jusqu’à maintenant, le début de la nouvelle récolte semble prendre la même allure que l’an dernier avec un léger retard dans les ensemencements. Les états du cornbelt américain ont en moyenne 2 ou 3% de la superficie d’ensemencée contrairement à 12% sur la moyenne 5 ans. En somme, 6% de maïs avait été planté en date du 20 avril contre une moyenne de 14% à cette période. Aucun chiffre n’est apparu dans le rapport de ce soir concernant les ensemencements de soya, en principe on devrait les avoir à partir de la semaine prochaine. Aussi, on note un retard dans l’avoine lequel est semé à seulement 20% versus 41% l’an dernier et 55% pour la moyenne. Conséquemment, 3% de l’avoine américain est émergé ce qui est très faible comparativement au 38% de la moyenne entre 2009 et 2013.

Par ailleurs, un accord a eu lieu jeudi dernier entre les États-Unis et la Russie concernant le conflit en Ukraine, bien que peu de changements sont apparus sur le terrain depuis, le prix du blé a réagi négativement à la nouvelle en baisse de plus de 3% aujourd’hui.

Dans la viande, ce fût aussi une journée baissière à la veille du rapport sur les inventaires surgelés. Ce rapport sera particulièrement important puisqu’on s’attend à ce que les congélateurs débordent de jambons et de bacons, malgré les brunchs à la cabane à sucre.  Au mois de mars dernier, les craintes d’une importante diminution de la production de porc étaient à leur sommet, créant un vent de panique sur les marchés. Afin de s’assurer un approvisionnement, les utilisateurs de porc ont fait de grosses acquisitions ce qui explique l’explosion historique de 34¢/lb du prix cash en mars (graphique 1). Depuis que l’USDA a publié l’impact du virus sur la production, soit une diminution de moins de 4%, ces craintes se sont estompées et le prix cash a baissé de 10 cents en deux semaines. Si on découvre qu’il y a encore plus de viande surgelée que prévue, cela mettra de la pression à la baisse sur les prix court terme.

Entre temps, le virus continue de s’étendre aux États-Unis avec des premières apparitions en Virginie et au Vermont, affectant désormais 30 états. Ces 3 dernières semaines, le nombre de nouveaux cas reste stable au tour de 260 cas ce qui reste élevé.

 

Graphique 1 – Historique 1 an de l’indice CME sur le prix cash du porc


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