Aujourd’hui, on parlera du prix du blé d’hiver qui augmente dû à la sécheresse aux États-Unis, en plus des tensions politiques en Ukraine. Aussi, le prix du porc remonte tranquillement sur des anticipations d’une demande extérieure plus forte.
Maïs: -2 ¾ à 4.94 ¾ sur mai et -2 ¼ à 4.96 ¾ sur déc. 2014
Soya : -4 ¾ à 15.14 sur mai et +2 à 12.39 ¼ sur nov. 2014
Tourteau : -2.70 à 488.30 sur mai et +2.60 à 386.20 sur déc. 2014
Porc : +1.05 à 124.83 sur juin et +0.20 à 99.30 sur octobre 2014
Bœuf : +1.55 à 144.20 sur avril et +1.25 à 134.38 sur juin 2014
CAD : +0.07 à 90.74 sur mars 2014
*Notez que la bourse de Chicago sera fermée demain pour le congé Pascal, mais les opérations reprendront dès dimanche soir.
Le prix du blé a considérablement augmenté cette semaine pour retourner au niveau du mois de mars, passant de 6.60 $/boisseau vendredi dernier à 7.10$ hier pour finir la semaine à 6.91$. Cette hausse est d’une part expliquée par des craintes que la condition de blé d’hiver pourrait être très affectée par la sécheresse aux États-Unis, en plus des tensions en Ukraine qui laissent le marché de blé sur le qui-vive. Plus de 70% du territoire au Kansas, le plus gros producteur de blé d’hiver, subit une sécheresse de sévère à exceptionnel en date du 15 avril soit deux fois plus de superficie qu’au début de l’année. Aussi, la moitié des grandes plaines devrait avoir des températures anormalement élevées la semaine prochaine, pouvant atteindre jusqu’à 32 degrés Celsius, ce qui pourrait aggraver la situation. En espérant qu’un peu de cette chaleur se rendre jusqu’à chez nous !
Dans la viande, la journée fût positive pour le prix de porc suite à des ventes à l’exportation deux fois plus élevées que la semaine dernière, pour une hausse de 3% du prix depuis le début de la semaine. Les ventes nettes à l’exportation totalisaient 8,572 tonnes métriques (18.9M lbs), mais il ne faut pas s’emballer avec ce chiffre qui est plutôt neutre comparativement à la dernière année. Ce qui pourrait faire augmenter la demande de porc américain est une propagation du virus au Mexique. L’autorité mexicaine de la santé animale, la Senasica, surveille la maladie de près et estime que 1% du pays est touché par le virus ce qui crée de la nervosité dans le marché et cause l’augmentation du prix du porc, où le prix en gros a augmenté de 40%. Dernièrement, les achats des mexicains étaient au ralentis avec l’explosion du prix américain, mais si la situation se détériore en Amérique Central et que les prix font tels qu’aux États-Unis, la demande américaine pourrait en bénéficier. Rappelons que le Mexique représente 30% des exportations américaines au cours de 12 derniers mois.
