Aujourd’hui le 7 aout 2013
Maïs: -4 à 4.68 ¼ sur septembre et -1 à 4.58 ¼ sur déc. 2013
Soya : +5 ½ à 11.99 sur septembre et -1 ½ à 11.65 ¾ sur nov. 2013
Tourteau : +4.30 à 400.30 sur aout et +1.70 à 347.40 sur déc. 2013
Porc : -0.33 à 100.23 sur aout et -1.18 à 81.68 sur décembre 2013
Bœuf : +0.30 à 121.23 sur aout et -0.08 à 127.23 sur décembre 2013
CAD : -0.51 à 95.85 sur sep 2013
Les prix descendent… est-ce que la demande pourra soutenir cette chute ??
Comme tout le monde sait, les prix sont déterminés par l’offre et la demande. Présentement, l’offre de grains s’enligne pour être plus que suffisante ce qui explique la récente correction des prix. Qu’en est-il pour la demande ? Pourra-t-elle soutenir la tombé des prix ? À la lumière des fondamentaux actuels, la demande ne semblera pas augmenter autant que les producteurs l’espèrent. Du côté de la consommation animale, la grosseur des troupeaux n’étaient pas en croissance ces deux dernières années en raison des prix non-profitable pour l’industrie. Une baisse des prix pourra stimuler la croissance du nombre de bêtes, mais à quel rythme ? Avant que le cycle de reproduction permette aux producteurs de viandes d’accroître leurs chiffres d’affaire, il faudra bien quelques mois, si ce n’est pas une année complète. Nous devrions donc voir une augmentation de la demande pour la consommation animale si les prix chutent, mais pas à court terme. Cette partie de la demande représente 40% de l’utilisation du maïs et 47% du soya via le crushing.
Ensuite, nous avons l’éthanol, soit un autre 40% de la demande totale de maïs. Pour cette part, le mandat américain plafonne la proportion de biodiesel à 10% dans la gazoline. Une augmentation de la production est prévue pour 2013 par rapport l’an dernier, par contre elle ne pourra s’accroître indéfiniment suite à une baisse du prix de maïs.
Dernièrement, il reste les exportations qui correspondent seulement à 8.5% de la demande de blé d’Inde, mais 41% pour la fève de soya. Malencontreusement, l’Amérique du Sud prend de plus en plus de terrain sur le marché international, où un manque de grains est loin de se faire ressentir. En effet, les inventaires de soya du Brésil sont prévus pour atteindre 800 millions de boisseaux à la fin de la saison 2013/2014 contrairement à 295 millions chez les américains. Aussi, le taux de change s’est tourné en faveur du real brésilien ces derniers mois avec une dépréciation de 33% du real en dollar US depuis 2011 (de 0.65 à 0.42 BRL/USD), atteignant ses plus bas niveaux comme en 2009. Il y a de bonnes chances de voir plus d’exportation si les prix américains baissent, mais l’augmentation de la demande étrangère serait certainement limitée en raison de la compétitivité du Brésil et de l’Argentine.
Somme toute, la demande ne pourra pas soutenir la tombé du prix à court terme. Il faudra laisser le temps que la consommation animale croit ce qui ne se fait pas du jour au lendemain. Par la suite, une augmentation de la demande via la production d’éthanol et les exportations semble limitée, menaçant le prix de rester faible si jamais la production américaine s’avère réellement grosse.
Fichier joint : Prix des contrats et options.pdf
