Nouvelle

Lettre sur l'agriculture du 30 août 2012

30 août 2012,

Aujourd’hui le 30 août,

Maïs: -5 à 8.08 1/2 sur déc. 2012 et -1 à 6.52 sur déc. 2013

Soya : +10 1/2 à 17.63 1/2 sur nov. 2012 et +4 à 13.51 1/2 sur nov. 2013

Tourteau : +5.30 à 535.30 sur déc. 2012 et +5.40 à 371.50 sur déc. 2013

Porc : +0.45 à 74.150 sur oct. et +0.28 à 100.28 sur juin 2013

Bœuf : inchangé à 125.50 sur oct. et -0.20 à 135.98 sur juin 2013

CAD : -0.41 à 100.71 sur septembre 2012

Grâce à un compte de couverture, vous pouvez saisir les opportunités du marché afin de protéger vos prix futurs. APPELEZ-NOUS DÈS MAINTENANT 1.866.581.8599 ou lnt_group@scotiamcleod.com.

Le soya continue à repousser ses sommets, atteignant un prix record de 17.80 $ le boisseau au cours de la journée, démontrant que la tendance continue à être à la hausse. Pour sa part, les prix du maïs et du blé se sont contractés sur une prise de prix, encaissant la monté d’hier. La raison pourquoi le soya est resté fort comparativement à ses confrères réside dans la demande pour la fève, utilisée dans la fabrication de tourteau et pour les exportations. Notamment, les nouvelles ventes conclues la semaine dernière étaient seulement de 135 000 tonnes pour le maïs, énormément touchées par des annulations, ce qui n’était pas le cas pour le soya dont les ventes étaient plus de 5 fois celles du maïs, à 721 000 tonnes.

De son côté, le prix du porc était à la hausse aujourd’hui, récupérant un peu de la correction du début de la semaine. Le prix de février, à 80 cents la livre carcasse, se rapproche de son niveau de résistance et il est possible de profiter de la hausse d’aujourd’hui en sécurisant des prix. À l’aide d’options, il est possible de protéger la zone entre 80 et 76 cents la livre, zone présentement à risque en raison des liquidations massives. Le tout se fait à 0.3 cent la livre en limitant le prix à 88 cents, ce qui est au-delà des sommets historique pour février 2013. Voir le fichier joint pour l’illustration graphique.

Par ailleurs, l’Institute Économique de Montréal a publié une étude démontrant que les commissions de commercialisation (marketing board) n’engendrent pas seulement des coûts plus élevés pour les consommateurs au Canada. Normalement, l’objectif de ce système est de créer un monopole, favorisant les producteurs puisque les prix sont plus élevés sous un régime monopolistique. Par contre, l’étude démontre que les coûts reliés à ces organismes s’élève à 3.9 milliards par an, dont une partie de la facture est payée par les producteurs. Par exemple, un producteur laitier reçoit 12.67 $ de plus par hectolitre grâce au monopole dans l’industrie, mais paye 19.39 $ d’intérêt sur l’emprunt pour détenir le quota, ce qui est supérieur aux revenus supplémentaires. Des chercheurs de l’OECD ont aussi noté que les investissements dans les programmes gouvernementaux agricoles ne se sont pas encore traduits par des revenus supplémentaires pour les fermiers. Si les producteurs ne s’enrichissent pas et que les consommateurs doivent payer plus chère, la raison pourquoi le Canadian Wheat Board s’éteindra cette année est un peu plus compréhensible.

Fichier lié : Protection porc fev'13.pdf


Partager cet article