Aujourd’hui le 26 février,
Maïs: +11 ½ à 7.05 sur mars et +6 à 5.56 ¼ sur déc. 2013
Soya : -3 ½ à 14.47 ¾ sur mars et -7 ¾ à 12.57 ¾ sur nov. 2013
Tourteau : +2.10 à 427.70 sur mars et +0.70 à 351.10 sur déc. 2013
Porc : -0.325 à 81.575 sur avril et +0.275 à 91.325 sur juin 2013
Bœuf : +0.875 à 129.300 sur avril et +0.175 à 124.325 sur juin 2013
CAD : +0.03 à 97.41 sur mars 2013
Journée relativement tranquille sur les marchés à terme de grain aujourd’hui. Je vais attirer votre attention sur l’écart entre le prix du maïs spot (mars ou mai) et celui de juillet qui ne cesse de s’agrandir ! En ce moment le prix de juillet est à peu près 15 cents de moins que mai, et certains analystes pensent que l’écart pourrait bien s’agrandir encore compte tenu des faibles inventaires et des acheteurs qui tenteront tant bien que mal de s’approvisionner en blé d’inde. On a vu une situation semblable l’année dernière alors que le spread s’était élargi jusqu’à 38 cents au printemps 2012. Voir graph en annexe. En fait les analystes pensent que revoir le spread à ces niveaux là n’est pas impossible, puisqu’il l’a déjà fait. Le gouvernement américain disait le 22 février dernier que les farmers vont augmenter la production, mais le grain ne sera évidemment pas disponible immédiatement si bien que les inventaires avant les récoltes seraient au plus bas depuis 1974. Il sera donc question de rationner ou réduire la demande et les inversions de prix a pour but (ou conséquence) d’avoir un prix spot cher comparativement aux mois futures. La demande de mais pour l’alimentation animale et l’éthanol a repris quelque peu avec la récente baisse des prix (on a touché 6.80 $/bu hier). La semaine passée l’USDA a haussé son forecast de production de poulet et de porc de 0.7% et le mandat pour les raffineries est fixé à 13.8 milliard de gallon en hausse comparativement à 2012 avec 13.2. Depuis que le maïs a touché 8.49 le 10 aout passé, les cours on reculé de 18% avec les forts estimés de production sud-américaine et recul de la demande pour le corn américain. Bref, le réel souci actuellement est que les américains sont short en inventaire jusqu’à temps que du nouveau grain se présente sur les marchés international. Le spread entre le spot et juillet devra faire en sorte de minimiser la demande pour ralentir le rythme auquel les stocks baissent.
Bonne lecture.
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