- Maïs: -6 à 623 1/4 sur mai 2012 et -10 3/4 à 526 1/4 sur décembre 2012
- Soya : -16 3/4 à 1420 sur mai 2012 et - 11 3/4 à 1350 sur novembre 2012
- Tourteau : -4.40 à 391.40 sur mai 2012 et -2.90 à 361.80 sur décembre 2012
- Porc : -0.450 à 82.300 sur avril 2012 et -0.850 à 90.150 sur août 2012
- Bœuf : +0.200 à 120.725 sur avril 2012 et -0.025 à 119.025 sur août 2012
- CAD : +0.02 à 99.92 sur juin 2012
Journée rouge dans les commodités agricoles avec des baisses d'une dizaine de cents dans le maïs et le soja. Normalement la USDA fait état de l'évolution des semis le lundi 4PM, mais ils éprouvemt des difficultés avec leur site web, donc nous vous en parlerons demain si c'est disponible. C'est donc dire que jusqu'à maintenant nous n'avons pas d'information précise sur les surfaces réelles ensemencées de mais, de soja ou de blé, mais les informations non-officielles seraient que plusieurs producteurs américains se font tenter par des semis de soja. Les prix élevés pour l'automne les incitent à changer quand ils prennent en compte le prix des fertilisants et les coûts de séchage. Les conditions actuelles des sols aux USA peuvent aussi représenter un risque additionnel de planter du soja selon les agronomes. Bref, le rapport du 30 mars dernier n'est qu'un estimé et les chiffrent peuvent changer rapidement puisqu'un producteur sondé au début février peut bien entre-temps avoir vendu à Chicago du soja à 13.80 le mineau et se voit donc engagé à faire pousser un peu plus de soja qu'initialement anticipé pour remplir ses contrats. Le contrat de mais de juillet se rapproche de son support et le producteur qui voudrait capturer un rebond pourrait s'acheter un call spread (protection de zone) entre 6.00 et 6.30. Pour environ 5.20$ la tonne, le producteur empoche plus de 8$ de profit si le blé d'inde reste en haut de 6.30 en juillet.
La glissade se prolonge dans les prix du porc. Définitivement les utilisateurs ne veulent plus payer la prime sur les contrats d'été avec le cash qui non seulement tarde à monter, mais baisse depuis le début du mois d'avril. Des rapports sur l'industrie canadienne montrent aussi que la consommation canadienne de viande de porc est en baisse de 4% pour l'année qui vient de se terminer. Si l'information est exacte, c'est dire que l'industrie doit compter de moins en moins sur la demande nationale et se tourne, une fois de plus, vers les marchés internationaux afin d'écouler son stock. Ce n'est pas en soi une mauvaise chose, mais cela implique de surveiller de près des variables plus difficile à estimer ou prévoir, comme les exportations et les taux de changes.
Fichier lié : Prix des contrats et options.pdf
