Aujourd’hui le 13 novembre,
Maïs: -2 ½ à 4.29 ¾ sur déc. 2013 et -3 ¼ à 4.69¼ sur déc. 2014
Soya : +½ à 13.19 ¾ sur nov. 2013 et +1 à 11.77 sur nov. 2014
Tourteau : -4.40 à 423.30 sur déc. 2013 et -1.50 à 354.10 sur déc. 2014
Porc : -0.83 à 86.38 sur déc. 2013 et -0.60 à 98.85 sur juin 2014
Bœuf : +0.08 à 132.75 sur déc. 2013 et -0.10 à 128.95 sur juin 2014
CAD : +0.23 à 95.47 sur déc. 2013
Le prix du porc a terminé la journée à la baisse pour une 10ème séance sur les 12 dernières, clôturant la journée à son plus bas niveau pour le mois de novembre, soit 86.25 cents/livre carcasse. Toutefois, il ne faudrait pas que le prix du porc de décembre brise son support à 86.00, niveau sur lequel il a rebondit à 6 reprises depuis septembre et n’a jamais terminé une séance en dessous. Techniquement, le prochain support se situerait autour de 81 cents, ce qui laisse une zone à risque assez large vers le bas. Mais d’où vient cette tendance baissière alors que le prix s’envolait il y a seulement quelques semaines? Il y a de fortes chances d’expliquer l’ascension et la chute du prix par la même cause : les spéculateurs. À la fin octobre, ces derniers détenaient près de 100,000 contrats acheteurs (au net) ce qui est le double du volume d’aujourd’hui. Il faut dire qu’il n’y avait pas de croissance dans la production depuis un bout de temps (ralentissement des abattages) en plus des nombreux cas du virus DEP qui avait été annoncé à la fin du mois dernier.
Par contre, il semblerait que les spéculateurs avaient négligé la prise de poids de bêtes expliquée par les prix élevés des viandes et la chute du prix du blé d’Inde. Il devient rentable de vendre les porcs quelques livres de plus comparativement au coût supplémentaire pour la moulée. Avec des bêtes pesant 211 livres (2.5% de plus que la moyenne à cette période de l’année), la baisse de la production en nombre de tête a été comblée par une augmentation du poids. Conséquemment, la production a repris de la vigueur depuis les deux ou trois dernières semaines, causant une baisse du prix cash. Avec peu d’informations supplémentaires qui pourraient justifier une hausse additionnelle du prix, les spéculateurs deviennent de plus en plus tentés d’encaisser leur profit, se concrétisant par plusieurs ordres de vente. Ce sera seulement vendredi, lors du rapport du CFTC, qu’on aura une confirmation de la position des spéculateurs, mais il y a de forte chance de voir leur position réduite.
Souvent, on critique la présence des spéculateurs sur le marché des matières premières puisqu’ils augmentent la volatilité des prix. Par contre, du point de vue d’un producteur ou acheteur, il faut voir ses mouvements extrêmes comme des opportunités et se satisfaire d’un certain prix avant que l’opportunité disparaisse.
