Aujourd'hui le 12 janvier:
Maïs : -40 à 611 ½ sur mars 2012 et -19 ½ à 533 sur décembre 2012
Soja : -18 ½ à 1184 ½ sur mars 2012 et -14 ½ à 1190 ¼ sur novembre 2012
Tourteau : -6.30 à 306.50 sur mars 2012 et -6.50 à 309.80 sur décembre 2012
Porc : +0.975 à 83.875 sur février 2012 et +0.125 à 95.075 sur juin 2012
Bœuf : -0.050 à 121.275 sur février 2012 et -0.500 à 124.450 sur juin 2012
Cad : +0.04 à 97.94 sur mars
Journée très négative pour le prix des grains, surtout dans le cas du maïs et du blé avec des chiffres à l'extérieur des attentes des analystes. Voici en gros les points à retenir contenu dans le rapport :
- Stock de fin de maïs pour la prochaine année à 846 million de boisseaux, 13% plus élevé que les attentes.
- Stock de fin de soja pour la prochaine année à 275 million de boisseaux, 18% plus élevé que les attentes.
Inventaire sur l'ancienne récolte de maïs 2.7% plus élevé que prévu.
Surface de semis de blé 2.5% plus importante que prévu.
Évidemment ce qui est mauvais pour un est regrettable pour l'autre dans cette situation. La baisse des prix des matières premières agricole sont bienvenue, par exemple, par les gouvernements concernés par l'inflation des prix par la nourriture et aussi par les utilisateurs finaux comme les producteurs de viande tel le bœuf, porc ou poulet. D'ailleurs, on peut constater ce relâchement de pression en regardant des titres de compagnie coté en bourse aux Etats-Unis surgir sur la nouvelle comme Pilgrim's Pride Corp (Symbole PPC, +6%) Sanderson Farms Inc. (Symbole SAFM, +8%) ou même Tyson Foods Inc. (Symbole TSN, +1%). L'approvisionnement en grain qui est leur plus gros centre de coût vient de s'assouplir nettement et les investisseurs mises donc sur une meilleure profitabilité de ces entreprises. En plus, le prix du cash dans le porc est continuellement en hausse depuis ce début de nouvelle année ; +0.57 à 83.79 actuellement, soit en plein sur le niveau du contrat de février. Pour un producteur qui veut focaliser sur les marges et prendre des positions défensives, l'achat de calls dans le grain et de puts dans la viande parvient à atteindre l'objectif de réduire la volatilité de la marge de profit.
Il faut cependant rester vigilent parce que la situation est loin d'être réglé puisque les stock, bien que plus élevé que prévu, ne sont pas à un niveau qui laisse beaucoup de marge de manœuvre dans l'éventualité de météo adverse pour la prochaine récolte qui s'amorcera au printemps.
Fichier lié : Lettre sur l'agriculture.pdf
