Nouvelle

Lettre sur l'agriculture du 11 janvier 2012

11 janvier 2012,

Aujourd'hui le 11 janvier:


Maïs :
+1 ½ à 653 ½ sur mars 2012 et -3 à 583 ½ sur décembre 2012

Soja : -30 ¼ à 1201 ¾ sur mars 2012 et -19 à 1203 ½ sur novembre 2012

Tourteau : -10.60 à 311.90 sur mars 2012 et -4.20 à 315.50 sur décembre 2012

Porc : -1.10 à 83.175 sur février 2012 et -0.925 à 95.225 sur juin 2012

Bœuf : +0.275 à 121.475 sur février 2012 et -0.150 à 125.025 sur juin 2012

Cad : -0.04 à 97.90 sur mars

Rien de trop excitant ou de nouveau à signaler dans le blé d'Inde à la veille des rapports USDA demain matin. Force d'admettre le même constat dans le blé, tant à Chicago que Kansas City et Minneapolis. Environ 41.02 millions d'acres, un secteur plus grand que l'Illinois, ont été semées à partir de septembre à novembre, soit 0.9%de plus qu'une année plus tôt, selon la moyenne de 16 évaluations d'analyste compilées par Bloomberg. Cela s'ajoutera aux inventaires du monde qui devrait augmenter de 4% à 207.7 millions à de tonnes métriques la prochaine année selon les estimés. Le blé d'hiver (Kansas City) représente 74% de la récolte des États-Unis, et le gouvernement donne sa première évaluation demain. J'en profite pour vous rappeler ici que bien que le blé le plus transigé soit celui de Chicago, c'est aussi celui qui représente le moins la culture de blé aux USA tant en terme de production que de surface. Le blé a tombé d'environ 30% depuis quelques mois alors que la fulgurante hausse des prix en 2010 a clairement encouragé un ensemencement agressif cet automne dans les plaines du sud des États-Unis. Ceci a grandement aidé à faire reculer l'indice global des prix des denrées alimentaires recueillis par l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui avait atteint des records durant la dernière année. Sans que ce soit une indication de direction du marché, on remarque aussi que le poids en open interest des options de ventes (PUT) est nettement plus élevés que ceux des calls, surtout aux niveaux clés comme 750, 700 et 650. « Nous avons les approvisionnements suffisants en blé, et nous continuons à produire plus, » a dit Shawn McCambridge, l'analyste sénior de grain de Jefferies Bache Chicago, qui prévoit des prix en baisse. « Nous aurons besoin des conditions atmosphériques de type normal ce printemps et en ce moment nous passons au cours de l'hiver sans vraiment beaucoup de souci. »


C'est le contraire dans le soja qui grouille à Chicago alors que les régions clés de l'Amérique latine ont pu recevoir un peu d'eau. Cependant, le marché restera nerveux puisque même s'ils ont reçu 20-30 mm de pluie et que certains fermiers ont pu dormir, on estime qu'il en aurait fallu 100mm ou plus pour affirmer qu'ils arrêteront de faire la danse de la pluie. D'ailleurs les discussions continuent et s'intensifient en Argentine alors que les producteurs espèrent que leur gouvernement réduise ou abolisse la taxe qui est actuellement chargé aux exportations de grain à l'extérieur du pays. L'idée est bien évidemment de palier à une production en baisse de possiblement 20 à 30% par une augmentation des revenu avec un meilleur prix non-taxé.

Fichier lié : Lettre sur l'agriculture.pdf


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