Aujourd’hui le 24 août,
· Cheptel canadien de porc : 13.45 millions, soit 1.9% de plus qu’en 2015
· Cheptel québécois de porc : 4.32 millions, même croissance que le reste du Canada
· Cheptel canadien de bœuf : 13.2 millions, soit 1.3% de plus qu’en 2015
· Cheptel québécois de bœuf : 1.2 million, même croissance que le reste du Canada
· Inventaires surgelés de porc à 600 millions de lbs, beaucoup de bacon
· Inventaires surgelés de bœuf à 469 millions de lbs, au-dessus de la moyenne 5 ans et de 2015
Rédigé Gabriel Joubert-Séguin, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
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Cheptel canadien de porc
Au 1er juillet, le troupeau de porcs au Canada totalisait 13.45 millions d’animaux ce qui représente une augmentation annuelle de 1.9%. Ce cheptel est répartie à travers 7 035 fermes soit 0.1% de plus qu’en 2015. Au niveau de la reproduction, ces fermes ont dévoilé avoir 1.2 million de truies et de cochettes, soit 0.7% de plus qu’il y a 1 an. Le Québec continue d’être la province la plus importante avec 4.3 millions de têtes ce qui représentent le tiers du troupeau canadien, suivie par l’Ontario et le Manitoba dont chacune détient un peu moins du quart du marché canadien.
L’abattage de porcs au Canada a augmenté de 1.3% au cours de la première moitié de 2016, à 10.6 millions de têtes. Pendant cette période, la production de porcelets est de 14.4 millions, en hausse de 2.2% comparativement à la même période en 2015. Finalement, le Canada a presque exporté la même quantité de porcs que l’an dernier, à 2.9 millions. La demande américaine reste très forte ce qui n’est pas surprenant puisque le taux de change moyen durant le 1er semestre de 2016 était de 0.75 $US versus 0.81 $US par 1 $CA pour la même période en 2015.

Cheptel canadien de bœuf
Au 1er juillet, le cheptel bovin au Canada était de 13.2 millions de têtes ce qui représente une augmentation de 1.3%. C’est la première augmentation annuelle pour le cheptel bovin canadien depuis juillet 2012, mais on reste très loin du sommet de juillet 2005 alors qu’il y avait 16.9 millions de têtes. Les producteurs bovins ont gardé d’avantage d’animaux pour la reproduction : le nombre de génisses de boucherie destinées à la reproduction a bondi de 4.5% à 641 800 têtes. Dans la même lignée, les stocks de veaux ont bondi de 3.9% pour s’établir à 4.3 millions ce qui est la 1ère augmentation annuelle depuis juillet 2005. Au premier trimestre de l’année, les abattages canadiens ont augmenté de 4.3% à 1.4 million têtes mais les exportations ont drastiquement chuté de 10.6% par rapport le premier semestre de 2015, à 433 700 bêtes, en raison du la baisse du nombre de veaux exportés. Au Québec, le cheptel bovin totalise 1.185 million de têtes ce qui représente une augmentation de 1.3% versus le 1er juillet 2015. L’Alberta demeure la province la plus importante avec 40% du cheptel canadien contre 9% pour le Québec.

Inventaires surgelés
Avec la chute du prix du porc au mois de juillet, personne ne devrait être surpris que les inventaires surgelés étaient plus élevés qu’à la normale au 30 juillet. Depuis l’an 2000, les inventaires surgelés de porc diminuent en moyenne de 20 millions de livres en juillet en raison de la forte demande et de la production plus faible. Cette année, les inventaires surgelés de porc ont augmenté de 13.5 millions livres ce qui n’est jamais arrivé auparavant. En somme, les inventaires surgelés de porc totalisaient 600 millions de livres ce qui est 10.5% de plus que la moyenne 5 ans mais inférieur à la quantité de l’an passé. Bien qu’il ne puisse porter le blâme à lui seul, le bacon explique en grand partie les surplus de viande dans les congélateurs. À la fin juillet, il y avait plus du double de bacon surgelé que l’été dernier alors que la production est faiblement supérieur… ça revient à dire que la demande est moins forte que ces derniers été. Avec des inventaires de flanc à 50 millions de livres, ce ne serait pas surprenant que le prix du bacon reste faible pour le reste de l’été ce qui laisse croire que la période de prix élevé dans le porc fût d’une très courte durée cette année.
Dans le bœuf, les inventaires surgelés ont définitivement changé de direction ce qui est plutôt à l’opposé de la saisonnalité des stocks. Avec 469 millions de livres, on vient de surpasser les quantités de l’an dernier ainsi que la moyenne 5 ans. Concernant les viandes rouges, il y avait 1.12 milliard de livres dans les congélateurs américains ce qui est, tout comme l’an dernier, 11% de plus que la moyenne 5 ans.



Bonne soirée,
GABRIEL JOUBERT-SÉGUIN, M.SC., CAIA
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