Aujourd’hui le 7 juin,
· Exportations américaines de porcs en avril : 347 M livres, sous 2015 et la moyenne
· Bien que la Chine achète plus de porc aux É.-U., la Japon coupe leur commande
· Hausse annuelle de 17% des importations de porcelets des É.-U. du Canada
· Importations américaines de bœuf en avril : 83 M livres, moins que l’an dernier
Rédigé Gabriel Joubert-Séguin, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
*** R.J. O’Brien et Associés LLC est au service des agriculteurs depuis déjà 102 ans, membre fondateur de la Bourse de Chicago ***

À ce qu’on peut lire, l’augmentation de 6¢ la livre de porc depuis une semaine est principalement expliquée par des anticipations d’une forte demande chinoise cet été. Bien que les données d’exportations d’avril démontre une amélioration de la demande chinoise pour le porc américain, il ne faut pas oublier qu’il existe des acheteurs beaucoup plus importants. Au net, les États-Unis ont vendu 347 millions de livres en avril ce qui est moindre qu’en mars, qu’en avril 2015 et qu’en moyenne (graphique 1). Il n’y a rien d’alarmant, surtout que la baisse de 12.5% des exportations comparativement à avril 2015 est principalement dû au volume élevé de ce mois suite aux retards de livraison qui avaient en raison des grèves des stations portuaires de la côte ouest américaine à l’hiver 2015. Cela se reflète très bien sur les exportations de porcs vers le Japon qui ont chuté de 28% comparativement à avril 2015 (graphique 2). Concernant le plus important acheteur de porcs américains, le Mexique, le volume d’avril était aussi en baisse, mais de seulement 6% à 115 M livres. De retour à la demande chinoise, les ventes américaines ont atteint un sommet depuis 2 ans à 73 M livres (graphique 3) ce qui est presque le double des ventes de janvier. En considérant les achats records des chinois en avril, avec 119 000 tonnes de porcs étrangers (graphique 4), la part de marché des américains représente 27% des achats de la Chine. Donc, si le volume des ventes vers la Chine continue de croitre au rythme actuel, oui c’est possible d’avoir une très forte demande cet été. Cependant, le prix des retailles a atteint son sommet au début mai et a reculé depuis ce qui pourrait être un indicateur comme quoi la demande chinoise pour le porc américain a ralenti. Ce n’est toutefois pas le cas du prix du porc en Chine, présentement à 4.08 $US/kg (prix en gros), de retour au sommet de 2011.
Aussi, il ne faut pas oublier les importations de porcs vivants vers les États-Unis ce qui s’ajoutent au cheptel commercial. Ces 12 derniers mois, les américains ont acheté 17% plus de porcelets canadiens, pour un volume d’environ 300 000 têtes par mois (graphique 5). C’est une hausse notable. Par ailleurs, les américains continuent d’acheter du bœuf de l’Océanie et du Canada. Les importations nettes du mois d’avril étaient de 83 millions livres, légèrement moins qu’en mars (graphique 6). Les américains avait vendu pour 189 millions livres à l’étranger, principalement vers l’Asie, alors qu’ils ont acheté 272.5 millions livres.
Graphique 1 – Exportations nettes de porcs des É.-U.

Graphique 2 – Exportations de porcs américains vers le Japon

Graphique 3 – Exportations de porcs américains vers la Chine

Graphique 4 – Importations de porcs par la Chine (en tonnes)

Graphique 5 – Importations de porcelets des É.-U. en provenant du Canada

Graphique 6 – Importations nettes de bœufs des É.-U.

Bonne soirée,
GABRIEL JOUBERT-SÉGUIN, CAIA
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