Aujourd’hui le 1er février,
· Selon l’USDA, le Brésil pourrait possiblement imposer une taxe à l’exportation des grains
· Les spéculateurs ont massivement racheté du maïs pour réduire leur position vendeur
· Le prix du maïs est incapable de faire un nouveau haut
· Production hebdomadaire de porc en hausse de 3.4% à 499.3 millions livres
· Production hebdomadaire de bœuf en hausse de 1.8% à 463.7 millions livres
Rédigé par Gabriel Joubert-Séguin, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
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Le bureau de l’USDA à Brasilia a récemment rehaussé les exportations brésiliennes de maïs à 26.5 millions de tonnes ce qui est 1 million de tonnes plus que le dernier rapport Offre et Demande de l’USDA. Ce qui est d’avantage intéressant dans le communiqué est la possibilité que le Brésil commence à imposer une taxe aux exportations de céréales, ce qui serait positif pour les prix américains. Cette possibilité est expliqué par la forte dépréciation du réal brésilien en 2015 qui incite les producteurs à vendre à l’exportation et cause du tort aux producteurs locaux de porcs et volailles. En conséquence, les estimés de la consommation locale de maïs ont été revue à la baisse. Les objectifs de la taxe sur l’exportation de grains seraient d’augmenter l’offre locale pour faire baisser les prix (pénaliser producteurs de grains / avantager producteurs de viandes) ainsi qu’augmenter les revenus du gouvernement alors que l’économie brésilienne ne va pas très bien. Il faut préciser que tous les biens sont taxés au Brésil lorsqu’ils sortent de la province d’où ils ont été produits, à l’exception de céréales lorsqu’ils sont vendus outremers. Ce n’est donc pas le pays qui taxerait les transactions de grains, mais bien les provinces. De plus, c’est un bon moment pour taxer les producteurs brésiliens étant donné que leur monnaie s’est grandement dévaluée en 2015, soit de 30%. Donc, le producteur brésilien restera gagnant versus 2014 même s’il une taxe de 10%... l’effet de la taxe passera plus en douceur.
Entre le 19 et 26 janvier, les spéculateurs ont finalement racheté une grosse portion de leur position vendeur sur le marché du maïs. Plus précisément, ils ont acheté au net 71,000 contrats de maïs ce qui fait passer leur position de -158,000 à -87,000 contrats, alors que c’est principalement les producteurs qui ont pris la contrepartie en vendant leur récolte. Ce rachat était attendu suite au rapport de l’USDA du 12 janvier. Par contre, le fait que le prix a très peu bougé durant cette période n’augure pas trop bien. Clairement, les producteurs ont beaucoup d’inventaires à vendre prochainement et ils seront présents ce qui devrait limiter l’appréciation du prix du blé d’Inde. Incapable de franchir le cap du 3.72 $US/boisseau sur mars, le momentum haussier s’évapore graduellement et on perd la petite tendance haussière en place depuis la mi-janvier. Par ailleurs, les spéculateurs ont aussi acheté du blé, du tourteau et de l’huile de soya. En somme, en regroupant les 13 matières premières agricoles à la Bourse, les spéculateurs sont rendus net acheteur, une première pour 2016.
La semaine dernière, la production de viandes rouges étaient toujours au-dessus de la quantité à pareille date en 2015. Dans le bœuf, les abattages étaient légèrement en baisse (-0.4%) mais le gain de 17 lbs sur les carcasses causent une augmentation de la production de l’ordre de +1.8%, à 471.9 millions de livres. Dans le porc, c’est l’opposé : les carcasses sont plus légères de 2lbs alors que les abattages sont en hausse de 3.9% à 2.33 millions têtes. Au net, la production de porc était de 499.3 millions de livres ce qui est 3.4% de plus qu’en 2015. Malgré la grosse production de cette semaine, la production de porc et bœuf depuis le début de 2016 sont tous deux à -0.8% des quantités de 2015.
Tableau 1 – Rapport Commitments of Traders publié le 29 janv.

Bonne soirée,
GABRIEL JOUBERT-SÉGUIN, CAIA
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