Aujourd’hui le 29 janvier,
· Cheptel bovin américain au 1er janvier: 92.0 millions têtes, augmentation de 3.2% ce qui est plus qu’anticipé
· Cheptel reproducteur non-laitier : augmentation de 3.5% à 30.0 M têtes
· Génisses gardées pour la reproduction en hausse de 2.9%, moins que prévue
· Production de veaux en hausse de 2.3% à 34.3 millions de veaux
· Bœuf en parc d’engraissement : hausse de 1.2% contrairement à -0.5% dans le rapport Cattle-on-feed
Rédigé par Gabriel Joubert-Séguin, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
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Voici un sommaire du résultat du rapport Cattle de l’USDA lequel semble négatif pour les prix en raison d’un plus gros cheptel ainsi que plus de bœuf en parc d’engraissement:

Pour une deuxième année consécutive, le cheptel bovin est en expansion aux États-Unis, en hausse de 3.2% à 92.0 millions de têtes. C’est donc le plus gros cheptel depuis 2011 (graphique 1). Cela est au-dessus des estimés les plus agressives (+2.3%) et près du double de la moyenne des estimés. À priori, le rapport semble négatif pour les prix étant donné une offre de viande plus abondante que prévue sur le long terme, en plus que le rapport démontre que l’expansion du secteur bovin peut être plus rapide qu’anticipée. Il faut dire que ça fait pratiquement 25 ans que le cheptel n’a pas augmenté par plus de 3%.
Du côté du cheptel reproducteur, le résultat est légèrement moindre que les estimés, soit un cheptel de 39.6 millions de vaches. Sans surprise, le cheptel de vaches laitières n’a pas augmenté en raison de la chute du prix du lait entre 2014 à 2015 (graphique 2), en baisse d’environ 30% sur les moyennes annuelles. Concernant le cheptel de vaches non-laitières, il a augmenté de 3.5% à 30.3 millions de têtes ce qui négatif pour les prix long terme du bœuf puisqu’il y a de forte chance que l’expansion continue en 2016 avec plus de vaches disposées à agrandir le troupeau.
Au niveau des génisses de 500 lbs et plus, il y en a 2.9% de plus que l’an dernier à 19.8 millions têtes. De ce nombre, il y en aura 11.1 millions qui seront gardées pour remplacer les vaches les plus âgées, ce qui est en-dessous des estimés de 4.3%. Au total, 6.3 millions de jeunes génisses ira dans le cheptel reproducteur non-laitier, dont 3.9 millions devraient mettre-bas en 2016 ce qui est 5.7% de plus que l’an dernier.
Du côté des mâles, il y a 16.3M de bœufs castrés de 500 lbs et plus, lesquelles prendront éventuellement le chemin des parcs d’engraissement, en hausse de 4.4%. Pour la reproduction, il y a 1.5% plus de taureaux qu’au 1er janvier 2015, à 2.1 millions. À propos des jeunes bouvillons sous les 500 lbs, il y en a 14.1 millions ce qui est 3.9% de plus que l’an dernier à pareille date.
Fort probablement, cette augmentation de jeunes bœufs est expliquée par le nombre de veaux qui ont vu le jour en 2015, soit 34.3 millions. Il y a donc eu 2.4% plus de naissance cette année ce qui est à la base de l’expansion du cheptel. Les veaux nés durant la première moitié de 2015 totalisent 24.8 millions de têtes, alors qu’il y en a eu 9.5 millions durant la deuxième moitié de 2015.
Finalement, un facteur qui pourrait être négatif pour les prix des prochaines échéances à la bourse, le nombre de bœufs en parc d’engraissement est plus élevé que prévu à 13.2 millions. Cela constitue l’offre à court terme de bœuf. Entre le 1er janvier 2015 et 2016, il y a donc eu une augmentation de 1.2% de nombre de bêtes contrairement au dernier rapport Cattle-on-Feed qui illustrait une baisse de 0.5%. La différence provient du fait que le rapport Cattle-on-Feed comptabilise seulement les plus gros parcs d’engraissement, soit de 1000 têtes et plus, alors que le rapport d’aujourd’hui fait le recensement de tous les parcs d’engraissement. En conséquence, il y a environ 20% des bœufs qui ne sont pas comptabilisés dans le rapport mensuel Cattle-on-Feed.
Graphique 1 – Inventaires de bœufs aux États-Unis au 1er janvier

Graphique 2 – Prix des contrats à terme de lait ($US/100lbs) depuis 5 ans 
Bon weekend,
GABRIEL JOUBERT-SÉGUIN, CAIA
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