Aujourd’hui le 10 décembre,
· Production de 993,000 barils d’éthanol par jour, 2ème production record
· Fortes ventes à l’exportation pour le maïs et soya
· Le tourteau de soya, le bœuf, le pétrole, l’huile à chauffage et le gaz naturel ont touché un creux aujourd’hui
· Avec l’effondrement des matières première, le dollar canadien baisse aussi
Rédigé par Gabriel Joubert-Séguin, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
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Le prix du maïs termine la journée avec un gain de 1.5% basé sur des perspectives de demande plus forte. D’une part, la production d’éthanol était très forte la semaine dernière à 993,000 barils par jour ce qui est la deuxième plus forte production hebdomadaire de l’histoire. De plus, même si la production était énorme, les inventaires ont diminué supportant l’idée que la demande est très forte ce qui coïncide avec les plus faibles prix de gazoline en 7 ans. On a vu hier l’USDA augmenter ses prévisions de consommation de maïs pour la production d’éthanol par 25 millions de boisseaux et si la tendance se maintient, d’autres augmentations pourraient subvenir cette hiver.
D’autre part, les ventes à l’exportation de ce matin étaient très forte, on voit que les faibles prix aux États-Unis stimulent les ventes particulièrement parce que les prix ont augmenté au Brésil. Alors qu’il y avait un rabais d’une vingtaine de dollars US la tonne pour le grain brésilien il y a 2 semaines, le prix du maïs est rendu à 153 $US/tonne au Brésil versus 150 $US aux États-Unis, ainsi que 365 $US/tonne de soya au Brésil versus 323 $US aux États-Unis. Conséquemment, les ventes de la semaine dernière étaient très fortes : 1.1 million de tonnes de maïs et 1.45 millions de tonnes de soya (graphique 1). On rattrape graduellement le retard, le marché du soya est presque retourné à la normale.
Par ailleurs, les prix des matières premières en général continuent de s’effondrer. Aujourd’hui seulement, le tourteau de soya, le bœuf, le pétrole, l’huile à chauffage et le gaz naturel ont tous touché leur plus faible niveau depuis le crash financier de 2008 (qui fût très court), sinon il faut retourner à plus de 10 ans pour retrouver ces niveaux de prix. Évidemment, la faiblesse dans le marché des matières premières met de la pression négative sur notre dollar qui a également touché son plus bas taux face au dollar américain, soit 0.734 $US par $CA. Cette semaine, M. Poloz, le directeur de la Banque Centrale du Canada, parlait que les taux d’intérêt négatifs font partis des outils qu’il pourrait utiliser afin de stimuler l’économie canadienne… si Poloz mentionne des taux négatifs, ça indique que la balance penche plus vers la baisse du taux directeur que vers une potentielle hausse. Évidemment, ça rajoute de la pression négative sur le dollar canadien.
Bref, on continue d’être dans une période de surproduction et tout s’effondre. Il faut rester patient au niveau des achats puisque la tendance générale restent baissière. À court terme, ça devrait limiter les investissements dans les firmes productrices de matières premières (inversement aux dernières années). À moyen terme, on peut croire que les faibles prix des denrées supportera la croissance économique des pays tels que les États-Unis, consommatrice de commodités. Ensuite, la demande des matières premières sera plus forte et on pourrait s’attendre à un retour de la tendance haussière chez des matières premières, mais cela peut prendre des années. Il pourrait donc y avoir une opportunité pour fixer le prix d’achat des commodités, mais il faut encore rester patient.
Graphique 1 – Ventes hebdo à l’exportation des grains

Bonne soirée,
GABRIEL JOUBERT-SÉGUIN, CAIA
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