Aujourd’hui le 5 novembre,
· Soja : exportations nettes de 655K tonnes, nettement sous la prévision de 1.6 million
· Maïs : exportations nettes de 556K tonnes, en ligne avec les prévisions
· Importations nettes de 123.4M lbs de bœuf en septembre
· Hausse de 25% des exportations nettes de porc en septembre, à 312M lbs
· En Chine, le cheptel reproducteur continue de rétrécir et le prix est de 1.65 $US/lb
Rédigé par Gabriel Joubert-Séguin, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
**Notre équipe rédige également un commentaire économique, si vous désirez le recevoir, vous n’avez qu’à communiquer avec nous. C’est gratuit! **

Soja : solide déception dans les ventes avec seulement 656,000 tonnes vendues alors que le marché s’attendait à trois fois plus! C’est le plus faible volume de vente depuis le début du calendrier de commercialisation (1er septembre). D’entre tous les éléments négatifs sur l’exportation est de voir les ventes d’origine inconnue reculer de 874K tonnes. L’origine des destinations « inconnues » fini bien souvent par être des achats chinois, alors la réduction de près d’un million de tonnes est perçue dans le marché comme étant des annulations de commandes chinoises. C’est définitivement un risque à surveiller et qui pourrait survenir encore dans les semaines/mois à suivre si la production sud-américaine de soja est aussi imposante qu’annoncée. Les ventes à l’exportations continuent de rouler à un rythme bien en dessous des dernières années. À date 27.932 million de tonnes sont vendues et c’est un recul de 22% par rapport à l’an passé (graphique 1).
Maïs : Les ventes nettes totalisent 556K tonnes et bien qu’en ligne avec les attentes, elles sont loin d’être impressionnantes. L’exportation roule à pas de tortue et aucunes des 9 premières semaines de commercialisation 2015/16 n’a atteint la cible USDA pour respecter la projection 46.9M tonnes. Le programme d’exportation est clairement en retard et les 13.145 millions de tonnes vendues représentent une baisse de 32% par rapport à l’an dernier et définitivement une révision du ministère de l’agriculture est à prévoir dans les prochains rapport (graphique 2).
Les importations de bœuf restent stables comme nous montre les chiffres du mois de septembre (graphique 3). Il y a toujours entre 100 et 150M lbs qui rentrent en sol américain à tous les mois, c’était 123.4M en septembre, dont la moitié de l’Australie. Les ventes de porc à l’international ont connu un regain de popularité avec 312 millions de livres vendus (graphique 4), soit 25% de plus que l’an dernier. Les ventes sont au même niveau que la moyenne 5 ans même si le dollar américain s’est notablement apprécié… il ne faut pas oublier que le prix du porc a beaucoup baissé ce qui compense la monté du billet vert. Le meilleur client des États-Unis restent le Mexique qui ont acheté 126 millions livres et en deuxième position, le Japon avec 103 millions livres, dans les deux pays les achats sont relativement stables depuis 4 mois. Du côté de la Chine et Hong-Kong, les ventes se chiffraient à 32.7M lbs ce qui est semblable aux ventes des 7 derniers mois… toujours pas d’augmentation. Par contre, la Chine a importé 443,600 tonnes de porc durant les 8 premiers mois de l’année, soit 16% de plus que l’an dernier, contre une baisse de 35% pour la même période aux États-Unis. Cette baisse des ventes américaines est principalement expliquée par une chute des achats chinois depuis le printemps 2014 à cause de la ractopamine dans la viande américaine, mais il ne faut pas oublier que les chinois ont levé cette restriction sur 14 entreprises américaines il y a 2 semaines. Entre-temps, c’est l’Europe qui bénéfice de la demande chinoise.
Au pays des dragons, on continue de voir une destruction du cheptel reproducteur de porc (graphique 5). La cadence a ralenti, mais n’a pas arrêté. En septembre, le cheptel reproducteur était rendu à 38.55 millions de truies ce qui constitue une baisse de 14% sur un an et une baisse de 12.4 millions de têtes en l’espace de 32 mois. On s’attendait à ce que la destruction du cheptel reproducteur cesse puisque les marges de profit sont élevées, mais ce n’est pas le cas apparemment. Pour le cheptel commercial, il y a 389.8 millions de porc en Chine, une baisse de 10.7% sur 1 an, mais le troupeau est en augmentation depuis 3 mois. Rien d’énorme, mais on note un changement de tendance. Les prix restent élevés, à 1.65 $US/lb , mais ont légèrement diminué en octobre.
Graphique 1 – Carnet de commande de soya versus la cible USDA et les années précédentes

Source USDA présenté par RJO Montréal
Graphique 2 – Carnet de commande de maïs versus la cible USDA et les années précédentes

Source USDA présenté par RJO Montréal
Graphique 3 – Importations nettes de bœuf aux États-Unis

Source : USDA – Livestock & Meat International Trade Data
Graphique 4 - Exportations nettes de porc aux États-Unis

Source : USDA – Livestock & Meat International Trade Data
Graphique 5 – Cheptel reproducteur de porc en Chine

Source : Genesus
Bonne soirée,
GABRIEL JOUBERT-SÉGUIN, CAIA
Avertissement :
Le contenu et les opinions exprimés dans le présent commentaire sont uniquement ceux de l'auteur(s) et ne sont pas nécessairement partagés par R.J. O'Brien & Associés Canada Inc. Les données et observations présentées ici ne sont fournies qu'à titre informatif et ne doivent pas être interprétées comme une indication ou garantie de rendement futur des marchés concernés. Le risque de perte dans les contrats à terme ou les options sur marchandises peut être important et ne convient pas à tous les investisseurs. Contactez votre représentant de compte pour plus d'informations sur ces risques. Les informations et les opinions contenues dans le présent document proviennent de sources jugées fiables, mais ne sont pas garanties quant à leur exactitude ou leur exhaustivité. Veuillez examiner soigneusement votre situation financière avant de prendre des décisions de transaction. R.J. O'Brien & Associés Canada Inc. est un membre de l' Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) et le Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE).
