Aujourd’hui le 28 avril,
· Appréciation du dollar canadien, baril de pétrole et Banque du Canada.
· Lean Hog : prime d’environ 15 cents entre le cash et le contrat de juin.
Rédigé par Simon Brière, Stratège de marché chez R.J. O’Brien et Associés Canada
***R.J. O’Brien est le seul membre fondateur de la Bourse de Chicago encore en opération, spécialisé en agriculture depuis 1914***

Le marché au comptant des prix du porc sont stable à légèrement positif à l’approche de la saison où habituellement le marché s’adapte à une plus petite offre et une meilleure demande (saisonnalité). On remarque qu’en ce moment les futures de juin jouissent d’une prime considérable par rapport au cash et cela laisse le marché vulnérable à une correction des contrats à terme si jamais l’augmentation de l’indice ne se fait pas aussi rapidement qu’espéré. Le CME Lean Hog Index à clôturé à 65.83 en date du 24 avril en hausse de 0.44 sur la journée. Dans ce scénario, juin à 80.125 bénéficie d’une prime assez importante pour cette période de l’année. Le marché étant par anticipation pure, il faudrait que le cash au 12 juin soit à 80.125. Côté spéculation nous assistons depuis quelques semaines à un regain des hedge funds sur les contrats de porc, quoique leur position nette longue de 12,645 contrat est loin d’influencer le marché d’autant plus que le nombre de contrat en cours (open interest) a chuté de 24,215 contrats sur la semaine (voir graphique plus bas). En d’autres mots, la récente hausse des prix n’a pas su attirer de nouveaux acheteur tant spéculatif que commerciaux. La valeur nationale de la découpe (http://www.ams.usda.gov/mnreports/lsddhps.pdf ) pour le 28 avril est à 66.91 et c’est la plus haute valeur depuis le 24 février.
Le dollar canadien poursuit son appréciation face au billet vert majoritairement grâce à trois facteurs : une stabilisation des prix du pétrole entre 55-60 $/baril et on note changement de sentiment pour l’économie américaine (négatif) et canadienne (positif). Le discours de Poloz de la Banque du Canada se veut encourageant pour l’économie canadienne. Entre autre on apprend que même si le choc du prix du pétrole a été plus rapide que prévu, son impact n’est pas plus grand qu’on pouvait croire. Bref, en lisant entre les lignes c’est comme s’ils nous disait «plus de peur que de mal » en faisant référence à l’économie canadienne. Je surveille vendredi la sortie mensuelle des statistiques sur l’emploi américain puisque son impact est significatif sur les devises.
Bonne soirée!

SIMON BRIERE
