Bonjour,
À mon avis, une nouvelle pression à la hausse sur les prix des aliments est désormais presque inévitable, surtout si le diesel demeure aussi cher. Ses coûts se répercutent sur l’agriculture, la transformation et le transport, mais il faut du temps avant qu’ils atteignent les tablettes d’épicerie. La question est peut-être moins de savoir si ces coûts auront un effet que de savoir quand et dans quelle mesure les consommateurs le ressentiront. Cela ne signifie pas que l’inflation alimentaire reviendra assurément à son dernier sommet. Tout dépendra de l’ampleur et de la durée de la hausse du diesel, ainsi que de la part des coûts que les entreprises pourront absorber. Mais…
Autre facteur à surveiller au Canada : le huard. Sa faiblesse renchérit les aliments et les intrants facturés en dollars américains. Avec un dollar canadien près de 70 cents US, cette pression supplémentaire pourrait elle aussi se retrouver sur la facture d’épicerie.
Le graphique ci-dessous illustre une tendance observée notamment en 2008, 2012 et 2022 : les fortes hausses du prix du diesel ont généralement été suivies d’une accélération de l’inflation alimentaire au Canada. Aujourd’hui, les contrats à terme sur le diesel avoisinent 4,50/-5,00 $ US le gallon, alors que l’inflation alimentaire a ralenti à 2,8 %. Cet écart mérite notre attention.


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