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Agro-Lettre RJO --- L’économie agricole 2026 : le cash-flow avant tout

26 mai 2026, RJO'Brien

Aujourd’hui le 26 mai 2026 

  • L’économie agricole 2026 :le cash-flow avant tout
  • Maïs pas assez cher, le financement trop cher… l’économie agricole est devenue une histoire de bilan financier
  • Deere prévoit toujoursune baisse supplémentaire de 15 à 20 % de la demande pour les gros tracteurs et batteuse cette année
  • Les prix du maïs demeurent faibles alors que les taux d’intérêt et plusieurs intrants restent élevés, ce qui continue de mettre de la pression sur les liquidités des fermes
  • Les producteurs continuent de produire, mais dépensent beaucoup plus prudemment que durant le boom agricole de 2021–2022 

Résultats John Deere | T2 2026 | 21 mai 2026

Comme toujours, j’utilise les résultats financiers comme une lentille macroéconomique pour mieux comprendre l’économie et le cycle agricole, et non comme une recommandation sur un titre boursier. 

Quelques chiffres rapides d’abord.

John Deere a rapporté des revenus trimestriels en hausse de 5 % à environ 13,4 G$, mais les ventes de gros équipements agricoles ont reculé d’environ 14 % sur un an. Deere prévoit toujours que la demande nord-américaine pour les gros tracteurs et moissonneuses baisse encore de 15 à 20 % cette année.

Pour moi, Deere demeure un des meilleurs thermomètres en temps réel de l’économie agricole et le message actuellement est assez clair : les producteurs continuent de produire, mais ils sont extrêmement prudents dans leurs dépenses en capital. On est loin d’un cycle de boom agricole comme en 2021, à moins d’un changement majeur.

Même avec de meilleurs prix des récoltes et une demande de biocarburant plus favorable, les taux d’intérêt élevés, le coût des équipements, la valeur des terres agricoles et la pression sur les liquidités changent clairement le comportement des producteurs. Une moissonneuse à plus d’un million de dollars financée aux taux actuels ne se gère tout simplement pas comme dans l’époque des taux zéro.

Autre élément intéressant : les secteurs laitier et de l’élevage semblent présentement en meilleure santé que les grandes cultures, ce qui rejoint aussi ce qu’on observe récemment dans les marges et résultats liés aux protéines animales.

L’agriculture en 2026 semble beaucoup plus dictée par les bilans financiers et les flux de trésorerie que lors des cycles précédents. Les producteurs paraissent disciplinés, prudents et très sensibles aux coûts de financement.

Les prix du maïs demeurent trop faibles alors que les taux d’intérêt restent trop élevés pour réellement alléger la pression sur les liquidités de plusieurs entreprises agricoles.

Maïs:

Financement :

Simon Briere | Stratège Principal

Office: +1 514-218-6888

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