Bonjour,
Déjà la mi-février, les froids polaires partent et reviennent comme les troupes russes près de la frontière ukrainienne. C’est majeur ce qui se passe là-bas. Et les incidents lointains peuvent avoir des conséquences humaines tristes pour ceux qui vivent dans un stress permanent d’un état de siège. Ce conflit peut avoir des conséquences pour toute la population mondiale qui verra des effets économiques relatifs à ce conflit.
Le pétrole a poursuit son envolée, le prix du blé est balloté par cette crise et c’est sans compter le prix du mais qui pourrait aussi subir des soubresauts (que dire des engrais qui viennent de cette partie du monde). Pour le prix du porc, c’est moins clair, mais si tous les intrants augmentent de façon importante, il est certain que le prix du porc suivra. Et que dire de la devise canadienne qui est tiraillée entre un baril de pétrole à plus de $90 USD / baril et un possible ralentissement économique en raison de la hausse des taux d’intérêt prévue ou encore la hausse du dollar américain qui deviendrait une valeur refuge en cas de conflit armé.
Mais revenons plus spécifiquement au porc. Le USDA la semaine dernière a ajusté à la baisse la production pour 2021 et 2022. On parle d’une baisse de 20 millions de livres entre le rapport de janvier et celui de février (100 000 cochons de moins) pour 2021. Alors que pour 2022, la baisse est de 135 millions de livres ce qui représente près de 675 000 cochons. Quand on ramène ca sur le plancher des vaches, on parle de 1 ½ journée d’abattage en moins. Par contre, tout n’est pas que positif dans ce monde puisque le USDA diminue aussi les exportations 190 millions de livres. Au final, les inventaires de viandes demeurent les mêmes en sol américain. Il semble bien que ce sont les consommateurs américains qui auront le dernier mot puisque c’est principalement sur eux que reposera la demande pour les prochains mois. C’est leur portefeuille qui dictera le prix de la découpe et le profit des abattoirs qui voudront augmenter, ou non, le prix au comptant pour attirer le plus possible de porcs dans leurs installations.

Un facteur non-négligeable ces temps-ci dont il faut tenir compte; les problèmes de grippe aviaire aux Etats-Unis. Déjà la semaine dernière, des élevages de l’Indiana avaient les manchettes en raison de la présence du virus de type H5N1. La quarantaine obligatoire et l’abattage massifs de plusieurs oiseaux furent requis (29 000 dindes). Voilà qu’hier d’autres fermes s’ajoutent. Ce qu’il faut craindre dans cet épisode c’est la perception de ces nouvelles sur les consommateurs qui souvent mettent toutes les viandes dans le même panier (d’épicerie!). S’ils prennent peur, ils pourraient diminuer leur consommation de toutes les viandes et se tourner vers des alternatives (végétales). Bref, une autre histoire à suivre. A l’inverse, si le consommateur se détourne du poulet / dindes / canard, etc ils pourraient se tourner vers les autres viandes et augmenter la consommation de celles disponibles…. C’est un fragile équilibre… En plus, s’il y a moins de poulet à nourrir, le grain pourrait être moins en demande….??? Donc une belle série de dominos qui tombent ici et là et les analyses ne sont pas toutes claires.
https://www.voanews.com/a/us-detects-bird-flu-at-2-chicken-farms/6442209.html
https://usa.inquirer.net/93487/u-s-reports-highly-lethal-bird-flu-in-kentucky-chicken-farm
FREDERIC HAMEL, CFA
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