Nouvelles RJO'Brien

RJO - L'économique

26 novembre 2021, RJO'Brien

Aujourd’hui le 26 novembre 

  • Essence : Les américains pigent dans leur réserve stratégique
  • Chaine d’approvisionnement : Un casse-tête
  • Endettement des ménages : Dans le ROUGE.
  • COVID : Hausse des cas un peu partout dans le monde. Un autre variant… 

Par où commencer. Petite semaine, grosse semaine. Petite semaine car aux États-Unis c’est jour de fête; la Thanksgiving. Grosse semaine car les marchés ont été très turbulents. 

Plus tôt cette semaine, le Président Biden a annoncé que les américains allaient piger dans les réserves stratégiques de pétrole afin de réduire la pression sur les prix. Le hic, c’est que la quantité annoncée de 50 millions de barils peut paraître impressionnante, mais en réalité c’est très peu. Les américains en consomme 20 millions de baril par jour, donc le 50 million c’est des peanuts. L’équivalent de mettre un band-aid sur une personne qui vient de perdre une jambe. “President Biden Announces Release from the Strategic Petroleum Reserve

D’ailleurs au Canada on entrevoit aussi d’augmenter la production de pétrole. Au Canada on annonce une hausse de 26.8% du forage en 2022. La projection de la CAOEC (Canadian Association of Energy Contractors) met en lumière une hausse de 1363 puits en 2022 pour attendre 6457. On verra bien.

Le lien entre forage et prix est assez évident; plus le prix est élevée, plus le forage suivra. La production est appelé à grimper comme je le remarque aux USA. Donc oui bien évidemment ca prend des prix élevé pour dégager une profitabilité, mais ça prend aussi de la stabilité et un peu de confiance face à l’économie. Chose moins certaine en ce moment…

Les chaînes d’approvisionnement sont encore sous forte pression. Les marchandises peinent à se rendre du point A au point B et cela commence réellement à peser sur l’économie. Tranquillement les résultats des entreprises sortent et il y a un peu de déception. Pour avoir des bénéfices, ça prend des VENTES! Pour avoir des ventes, ça prend des marchandises à vendre! Tout est en retard, et coute franchement plus cher… Pour avoir des ventes, ça prend aussi des employés! Il y a pénurie de main d’œuvre et les commences ont de la misère à avoir des quarts de travail « comme avant ». Donc les ventes pour certaines compagnies sont plus rare, et plus difficile à atteindre.

Ensuite, l’inflation vient nous rentrer dedans. D’aplomb. Du 3-4-5-6% et ça n’arrête pas. Pas évident. D’un côté l’économie en arrache et il faudrait maintenir les taux bas, et de l’autre l’inflation atteint un niveau TRÈS préoccupant et il faudrait monter les taux rapidement. Eh, oui au même moment il faut monter et baisser les taux. La belle affaire….

La combinaison des taux faibles et de l’argent en circulation (augmentation massive de la masse monétaire) crée une surenchère sur certains actifs : immobilier et matières premières. D’ailleurs j’ai écouté la conférence de M Paul Beaudry de la Banque du Canada cette semaine qui nous donne un peu d’info afin de prendre le pouls du système financier canadien. En gros : on est endetté. Le marché immobilier est en surchauffe et c’est un risque important pour l’avenir. 

Je regarde via l’OCDE pour comparer l’endettement des ménages et c’est vrai qu’au Canada on en a par-dessus la tête. Ce n’est pas compliqué, en 2020 pour chaque tranche de 100$ de revenu, les canadiens doivent 175$. Une bonne partie de cet endettement provient des prêts hypothécaires, et sont donc au moins adossé à un actif et non une dette pure-et-dure comme sur la carte de crédit par exemple. M’enfin. Et l’immobilier a pris un autre 20% cette année… IL Y A DES GROSSES HYPOTHEQUES qui courent de c’temps-ci. Il ne faudrait pas que les taux montre trop vite….

Risques financiers vous dite? Mets-en. La bourse carbure aux taux d’intérêt faibles et au fric qui circule dans le marché avec beaucoup d’exubérance. Je simplifie en disant que S&P500 ou le Dow Jones ou n’importe quel indice en fait devient une représentation de la capacité des entreprises de dégager des profits dans le temps. Et si l’avenir est incertain ou que les ventes ne se font pas comme prévu et que le cashflow est décevant… les titres seront en baisse. C’est logique.

Et si la pandémie se poursuit à cause d’un nouveau variant? Même chose. Risque. Incertitude. La grosse différence aujourd’hui comparativement à l’an dernier c’est que le compte de banque des pays est de plus en plus à sec. On ne peut plus se permettre de remettre un max de pognon dans le marché. On ne peut plus baisser les taux IL SONT DÉJÀ À ZÉRO. Les munitions préférées des banques centrales sont inutilisables! En plus on a une inflation galopante.

L’Europe s’apprête à tout refermer si ça continue. Un nouveau variant fait sont entré. Le pétrole en baisse de 10$ le baril. Les risques sont TRÈS présents à l’heure actuelle.

SIMON BRIERE

Stratège de principal chez R.J. O'Brien & Associés Canada Inc.
Tel: (514) 218-6888
Courriel : sbriere@rjobrien.com   

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