Faits saillants de la dernière semaine:
Hausse du prix du maïs 1 an à 225 $/t versus 221 $/t la semaine dernière.
Baisse du prix du tourteau 1 an à 501 $/t versus 516 $/t la semaine précédente.
Le prix moyen du porc ($/100 kg à l’indice 100) a diminué à 163,70 $ versus 169,80 $ la semaine dernière. Cela est attribuable en grande partie à la baisse du prix du porc US combiné à la hausse de valeur de notre devise.
La marge ASRA 1 an s’est fortement détériorée en une semaine, passant de – 3,4 $/porc à – 10,3 $/porc. Nous n’avions pas vu une marge aussi négative depuis décembre.
Commentaires
Plusieurs éléments ont influencé la baisse du prix du porc. D’abord, le rapport Hogs and Pigs du 30 mars qui a confirmé ce que les analyses s’attendaient soit une hausse de 4,4 % du nombre total de porcs à un volume record de 64,9 millions de tête. Les points à retenir sont que parfois le USDA révise à la hausse ce nombre et que la hausse de production pourrait se poursuivre en 2018. Il pourrait donc avoir éventuellement un effet encore plus négatif sur les prix. Jumelé à ce rapport négatif sur le prix, il y a eu la hausse de valeur de notre devise. Finalement, on note une baisse du prix de la carcasse découpée.
En parallèle, il y a eu aussi le rapport sur les perspectives d’ensemencements. On note une intention plus basse dans le maïs à 89 696 acres versus un estimé de 90 969 acres et plus haute dans le tourteau à 89 482 acres versus une estimation de 88 214 acres. Cela a eu un impact sur le prix des gains, avec une hausse sur le prix des contrats dans le maïs et une baisse dans le tourteau. Cela a donc eu un effet neutre sur le coût d’alimentation estimé du modèle à 122 $/100 kg.
Après une période de prix au-delà des attentes, plusieurs d’entres-vous ont renversé les positions prises sur l’été (CLD ou autres) la semaine dernière. Il faut espérer que la tendance haussière généralement vu en cette période de l’année se mette en branle pour offrir des opportunités pour l’été. Par la suite, ce sera important de bien se positionner sur l’automne et le premier trimestre de 2018.

Réjean Leblanc, agroéconomiste
