- Ce qui fait toute la différence aux États-Unis et sur le bilan mondial, c’est la hausse de presque 8 millions de tonnes destinée à la consommation animale. On hausse les stocks de débuts, la production également, on diminue les exportations, mais au final le nombre d’animaux qui devait être à la baisse ne l’est pas et la demande, pour le grain, provenant des producteurs de viande est à la hausse.
- Le USDA n’a pas surpris dans ce rapport concernant les fèves de soya alors que la production mondiale a été haussée et la production américaine aussi. La surprise vient peut-être du fait que l’organisme n’a pas augmenté les exportations américaines et se laisse une fenêtre d’opportunité dans les prochains rapports.
- Le USDA a aussi causé une légère surprise au sujet du blé : une hausse moins importante des surfaces ensemencées en blé d’hiver (on attendait 42,6 millions d’acres versus les 41,8 millions du USDA). Si on tient compte des conditions difficiles des semis de blé d’hiver, la conséquence est: des prix à la hausse.
- Le USDA a ajouté quelques points négatifs à la négociation des prix des bouvillons cette semaine en augmentant la production pour 2012 et 2013 de 45 millions de livres et 220 millions de livres respectivement.
- Le USDA est venu aussi légèrement tempérer les ardeurs du marché qui prétendait que la production de porc serait à la baisse en 2013. En fait, le USDA utilise les données du dernier rapport du Hog&Pig et augmente marginalement la production de 2012. Par contre, la production de 2013 est haussée de 2,24%.
- Si la hausse de la production dans le porc est une source de préoccupation, c’est toutefois sans contredit la hausse de la production de poulet qui surprend le plus et pourrait apporter un ton négatif au marché.
- Le CAD/USD est stable puisque les données canadiennes ne créent pas trop d’inquiétudes entourant la santé économique du pays, le CAD maintient une bonne demande internationale.
Lire la suite: Lettre financière des marchés agricoles pour la semaine du 14 janvier 2013
