Des récoltes toujours aussi rapides
Le USDA estime qu'en date du 5 octobre dernier, les récoltes de maïs-grain américain ont été complétées à 42 %. Comparativement à la semaine précédente, il s'agirait d'une progression de 9 %., Le plus inquiétant, toutefois, est que le montant dépasserait la moyenne des 5 dernières années par 12 %. Pour les oléagineux (soya), la progression des récoltes aurait été encore plus rapide. Chiffrée à 50 %, celle-ci surpasserait le total enregistré la semaine d'avant par 29 %. Par ailleurs, le USDA évalue la moyenne des 5 dernières années à 45 %. Encore une fois, on voit jusqu'à quel point le marché américain est mal en point.
La Renewable Fuels Association : la production d'éthanol monte encoreLa Renewable Fuels Association (RFA) a annoncé que la production américaine d'éthanol a grimpé. En juillet dernier, l'association estime que les usines américaines auraient produit en moyenne 421 000 barils par jour. La demande serait aussi à la hausse et totaliserait 446 000 barils par jour. D'après la Commission américaine sur le commerce international, les Américains importeraient environ 45 000 barils d'éthanol par jour. Selon Grainnet, les États-Unis compteraient actuellement 130 usines d'éthanol qui peuvent produire annuellement 31 millions de litres. La plupart d'entre-elles utilise le maïs comme matière première.
L'éthanol brésilien: une industrie désorganisée
On sait déjà que la majeure partie de l'éthanol produit au Brésil est tiré de la canne à sucre. Mais même si les Brésiliens occupent la première place parmi les producteurs mondiaux d'éthanol, le pays n'est pas très bon vendeur. Souvent désorganisé plusieurs producteurs de biocarburant brésilien qui essaient d'exporter leur denrées font face au protectionnisme des États-Unis et de l'Union européenne.
Aussi, par manque de réseaux de pipelines, les Brésiliens sont incapables d'acheminer leur éthanol à moindre coût. Au Brésil, 210 compagnies contrôleraient le marché du sucre et de l'éthanol. Là-dessus, seul un petit pourcentage (17 %) dirigerait vraiment le marché. Bunge et ADM, qui font parti de cette minorité, sont souvent blâmées par les Brésiliens.
Par contre, ce type problème est sans doute un avantage pour les Américains qui produisent leur éthanol sur leur propre territoire.
