La semaine s’est terminée sur une note mixte à Chicago, les prix du maïs et blé affichant une progression intéressante alors que le soya poursuit son recul; à son plus faible sur l’échéance immédiate (actuellement Juillet 17) depuis avril l’an dernier.
Aux États-Unis, tout indique que les producteurs complèteront dans les temps leurs ensemencements prochainement. Par contre, certaines inquiétudes demeurent concernant plusieurs régions où des superficies devront être resemées en raison des conditions qui demeurent très humides. L’émergence et l’état des cultures se veulent aussi une préoccupation en ce sens. À l’opposé, dans le nord-ouest du Midwest et des Plaines américaines, c’est plutôt les conditions sèches qui commencent tranquillement à capter l’attention.

Pour la semaine prochaine, des averses sont encore attendues dans le centre/sud du Midwest et des Plaines américaines, alors que dans le nord-ouest, les conditions restent sèches, proposant ainsi toujours des conditions qui sont loin d’être idéales pour assurer le début du développement des cultures.
Profitant de ces incertitudes et d’un long congé de trois jours, les marchés boursiers étant fermés lundi avec le Memorial Day aux États-Unis, les prix se sont ajustés en conséquence pour terminer la semaine.
Techniquement, le maïs tente toujours de gagné de la traction, ne parvenant cependant pas à franchir la bonne résistance qui demeure à 3,80 $US/boisseau sur l’échéance immédiate (CÀT Juillet 17) et 3,95 $US/boisseau sur celle récolte (CàT Déc. 17). Le sentiment général de plusieurs analystes demeure que l’ouverture à la baisse reste limitée à ce stade-ci, certains estimant toujours possible qu’un rebond/rallye voie le jour tôt ou tard d’ici les récoltes.
Le marché du soya aura été le grand perdant de la dernière semaine. Le Réal Brésil n’a pas donné suite à sa débâcle suivant le scandale de pot de vin entourant le président du Brésil, M. Temer. Par contre, il demeure fragile et les marchés jugent que les producteurs brésiliens n’auront pas hésité de l’opportunité pour vendre d’importants volumes de leur récolte record estimée à 111-113 millions de tonnes. Techniquement, après avoir encaissé plusieurs mauvaises nouvelles dans les dernières semaines, les prix à Chicago auront finalement lâché prise, s’enfonçant à de nouveaux creux inégalés depuis le printemps 2016. Sur l’échéance immédiate, une tendance court terme baissière est à l’œuvre avec, à la baisse, des supports à surveiller à 9,18-9,20 $US/boisseau, après quoi la porte sera ouverte à un recul supplémentaire vers 9,00 $US/boisseau. Sur l’échéance récolte (CÀT Nov. 17), la rupture du support immédiat 9,29-9,30 permettrait un recul supplémentaire à 9,11 $US/boisseau.
De son côté, le marché du blé à Chicago révèle un peu plus de fermeté, les conditions pour les cultures américaines de blé d’hiver et de printemps restant incertaines aux États-Unis. Avec le temps frais et humide dans plusieurs régions, on commence à rapporter des problèmes de maladies. Techniquement, la fermeture de la semaine à plus de 4,50 $US/boisseau sur l’échéance septembre 17 se veut intéressante, laissant planer la possibilité d’un début de tendance haussière. Il faudra néanmoins surveiller à la réouverture des marchés mardi prochain la capacité du prix à se consolider à ce niveau en vue de prochains objectifs à 4,60 puis 4,74-4,75 $US/boisseau.
À surveiller également mardi prochain, le rapport hebdomadaire sur la progression et l’état des cultures aux États-Unis qui révèlera pour la 1re fois de la saison l’état des cultures de maïs.
