Le marché des grains a réagi vigoureusement à la baisse ce matin à la menace de pandémique de la grippe porcine qui a surgi à la fin de la semaine dernière au Mexique. Si cette grippe venait à prendre plus d’ampleur, plusieurs s’inquiètent des répercussions qu’elle pourrait avoir sur la consommation des grains. Il n’y a pas encore si longtemps, la grippe aviaire avait causé bien des maux de tête au marché des grains alors que des millions de poulets avaient été abattue pour contrer la maladie, créant du même coup un ralentissement dans la demande de grain. C’est ce qui inquiète à nouveau aujourd’hui le marché des grains avec la grippe porcine.
En-dehors de cette nouvelle importante, la baisse du prix du pétrole en matinée, la hausse du dollar américain et la baisse des marchés boursiers ont créé un contexte difficile pour le marché des grains aujourd’hui. Par contre la chute surprenante du prix des grains dès le début de la journée, en raison de la grippe porcine, a mis un terme rapide à l’aggressivité des vendeurs sur la Bourse de Chicago. Après cette baisse, le prix des grains est parvenu à reprendre un peu de terrain tout au long du reste de la journée, alors que plusieurs ont estimé que le marché a réagi excessivement à la nouvelle de la grippe porcine.
Il faut surveiller le rapport du USDA sur la progression des ensemencements aux Etats-Unis, qui devrait paraître au moment de publier cette revue de la journée (http://www.nass.usda.gov/). Les prévisions sont que les ensemencements sont de 15-20% complétés pour le maïs, 3% pour le soya et 20% pour le blé de printemps. La poursuite des retards d’ensemencements aux Etats-Unis supporterait le prix du maïs et nuirait à celui du soya.
Conditions Météorologiques
Beaucoup de pluie s’est abattue dans le « Midwest » américain en fin de semaine. Certaines régions ont eu jusqu’à 6 pouces de pluie et plusieurs connaîtront des averses au cours des prochains jours. Les prévisions pour la fin de la semaine sont encore généralement très humides alors que la semaine dernière, elles étaient en faveur de températures plus sèches.
Ces prévisions laissent entendre qu’il est de plus en plus probable que les américains réaliseront des changements d’ensemencements du maïs au soya cette année. Cette possibilité est très positive pour le prix du maïs qui manquait de vigueur depuis quelques temps en raison d’un ralentissement de la demande pour la fabrication de moulée et d’éthanol. Par contre, ce contexte laisse aussi entendre qu’il y aura plus de soya de semé, ce qui exerce une pression négative sur son prix.
