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CBOT : des informations dignes de la foutaise...

31 août 2007,

Grainwiz : Rappel sur la session du jeudi 30 août 07. Maïs et soya.

Les prix du soya avaient bien terminé la journée. Par contre, ceux du maïs-grain ont été incapables de finir en hausse.

Le marché est spéculatif. Les traders sont inquiets du sort réservé à la production de maïs. Dans le Midwest, la menace d'une surproduction persiste toujours et certains ont commencé à dire que les récoltes de maïs-grain vont un peu trop vite.

Ces facteurs ont brouillé les chances d'un retour à la hausse. Pour cette raison, les excellents résultats d'exportations de la semaine dernière, les 1 606 400 tonnes, n'ont pas fait effet ou tout le moins, ils ne pouvaient certainement pas suffire pour maintenir les prix dans le vert.

Du côté du soja, on comprend mal les motifs de la forte augmentation des prix. Plusieurs personnes disent que celle-ci fut partiellement provoquée par la force des prix du blé. C'est de la foutaise. La spéculation, mais surtout les incertitudes concernant une chute possible du rendement aux récoltes, c'est-à-dire de l'offre, nous apparaissent plus plausibles.

Les tendances :À court terme, le CBOT demeure incertain. Certains Américains pensent que la tendance est plutôt neutre mais pas nous. Les risques de surproduction et l'accélération des récoltes de maïs-grain suggèrent qu'il vaut mieux être prudent.

Toutefois, dans ce secteur-là, il est vrai que les prix ont assez chutés. Une correction (à la hausse) des cours du maïs semble donc nécessaire. Mais c'est là un simple besoin technique. Autrement le tout reste mauvais.

Pour les oléagineux (soya), les choses semblent un peu mieux. La possibilité d'une raréfaction de l'offre américaine est toujours en premier plan. Néanmoins, on est pas sûr que les exportations vont être facilitées. Les 321 600 tonnes vendues la semaine dernière étaient franchement décevantes.

À long terme, le CBOT a quand même des chances de pouvoir s'en sortir. Mondialement la demande de grain reste assez forte et comme toujours, les Américains peuvent compter sur leurs besoins croissants en éthanol.


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