Le début de semaine propose très peu pour les prix des grains qui cherchent plus que jamais une nouvelle direction à suivre.
Sans aucun doute, l’élément qui recèle actuellement le plus de potentiel de préoccuper et soulever les prix, spécialement celui du maïs, sont les conditions excessivement chaudes et sèches observées dans le cœur de la région de production de Buenos Aires en Argentine.

Selon un analyste du Rosario Grain Exchange, des dommages ont assurément eu lieu dans les cultures. On prévoit que leur état devrait continuer de se détériorer dans les deux prochaines semaines.
Après avoir refermé quelque peu une portion de leur forte position nette « vendue » dans les marchés du maïs, soya et blé, les spéculateurs se montrent de leur côté plus tempérer dans leur conviction. Rien ne leur permet de statuer qu’il faut s’attendre à un retour à la hausse plus soutenue dans les semaines à venir, pas plus qu’il n’y a matière à justifier un retour à la baisse. Rappelons que les fonds spéculatifs détenaient pour débuter 2016 des positions exceptionnellement vendues dans les marchés du maïs, soya et blé, et que le manque de mauvaises nouvelles supplémentaires les a invités à réajuster le tir dans les deux dernières semaines. Ceci aura grandement contribué à raffermir les prix au passage.
Techniquement, on sent très bien l’indécision des marchés. Après avoir profité d’une tendance haussière à court terme prometteuse suivant la publication des rapports du USDA le 12 janvier moins négatif que prévu, il semble déjà que le vent plus optimiste soit déjà à bout de souffle. Il faut noter en ce sens qu’autant le maïs que le soya confrontent maintenant leur tendance baissière importante amorcée à la fin de l’été dernier. Résultat, sans nouvelle plus stimulante, il se veut difficile de faire le pas en avant pour aspirer par la suite à des objectifs plus intéressants : 4,00 $US/boisseau dans le maïs et 9,00 $US/boisseau dans le soya.
Sans raison apparente, seul le marché du blé à Chicago sera parvenu à franchir la résistance que lui opposait la tendance baissière des derniers mois, un signal techniquement positif pour la suite des choses aux yeux des marchés.
Soulignons en terminant qu’on rapporte davantage de vente des producteurs aux États-Unis depuis la fin de la semaine dernière et le début de celle en cours. Certains estiment que ceci aura aussi contribué à tempérer le retour à la hausse amorcée il y a deux semaines.
À surveiller demain, la production d’éthanol et surtout, le niveau des stocks américains d’éthanol. Ces derniers s’accumulent depuis plusieurs semaines et ont maintenant atteint leur plus haut niveau depuis 2012.
