L’année 2015 n’a pas été une année facile autant pour les producteurs de grains, que ceux de porc et bœuf. Tour à tour, tous les marchés ont profité de quelques rallyes très intéressants. Mais, il faut le dire, 2015 a été somme toute une année d’excellente production dans un contexte où la consommation demeure relativement stable.
En d’autres mots, c’est donc beaucoup de grains et de viandes qui s’offrent aux consommateurs, une situation qui justifie difficilement des prix élevés.
L’année 2015 se termine ainsi sur une note un peu morose. À la bourse, le prix du maïs a touché de nouveaux creux au cours de la période des Fêtes. Celui du soya a été un peu plus résilient et ferme, supporté par les hauts et les bas de Dame Nature en Amérique du Sud. Enfin, le blé a aussi profité de quelques incertitudes météo dans plusieurs régions du monde pour le blé d’hiver, ce qui le laisse malgré tout très près de ses creux de 2015.
Après plusieurs semaines, voire même mois difficiles, les marchés du porc et du bœuf auront par contre pu compter sur deux rapports de dernières minutes positifs pour clore l’année.
Le rapport Hogs & Pigs publié la semaine dernière confirme la forte expansion du cheptel porcin américain à 68,3 millions de têtes, un niveau inégalé. Toutefois, les marchés anticipaient un chiffre plus important, ce qui vient calmer le jeu, bien que la partie ne soit certainement pas gagnée d’avance pour 2016.

Pour le marché du bœuf, le rapport « Cattle on Feed » publié vendredi 18 décembre dernier a aussi été positif, proposant moins de placement que prévu en novembre, et plus de bœuf commercialisé au cours de cette période. Par contre, ici aussi, l’année 2016 s’annonce à l’expansion pour le cheptel américain, ce qui rend encore bien incertaines les perspectives de prix si les consommateurs ne sont pas rapidement de retour.

Dans tous les cas, l’année 2016 s’amorcera donc sur une note très fragile. Pour les grains, toute la question sera surtout à savoir ce que les producteurs voudront bien semer au printemps avec des prix aussi faibles. Les imprévus météo pèseront beaucoup par la suite dans la balance, surtout avec la fin d’El Nino qui pourrait générer son lot de difficultés pour amorcer la prochaine saison.
Côté porc et bœuf, il faudra sans aucun doute surveiller de près la réaction des producteurs suivant le recul des marchés qui ont perdu en l’espace de quelques mois beaucoup de leur lustre en 2015. Déjà, on sent pour le bœuf une certaine hésitation, alors que c’est moins sûr pour le porc.
Les consommateurs n’ont pas été non plus indifférents aux prix au détail qui ont fracassé des records au cours de 2014 et 2015, et fait grandement jaser dans les médias. Dans le bœuf, certains n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier certaines pièces de viande de « produit de luxe » qui n’est plus à la portée de tous.
Autant pour le porc que le bœuf, la grande question sera donc à savoir en 2016 si le recul important des prix des derniers mois se reflètera par un prix au détail qui rejoint davantage les attentes des consommateurs et, de fait, les invitent à en consommer plus.

Nous tenons à prendre pour terminer quelques instants pour remercier le nombre toujours grandissant d’usagers et lecteurs qui suivent jour après jour, semaine après semaine, les actualités des marchés agricoles sur Grainwiz.
Grainwiz amorcera en 2016 sa 8e année dans un univers qui a grandement évolué depuis sa fondation en 2009.
En l’espace de quelques années, le nombre de source et d’outils d’information sur les marchés a pour ainsi biendire explosé avec non seulement un nombre beaucoup plus important de sites de nouvelles sur les marchés, mais également l’arrivée de Twitter, Facebook ainsi que des applications mobiles.
C’est un changement majeur et inestimable pour le milieu agricole. Il permet plus que jamais aux producteurs et consommateurs d’aujourd’hui d’échanger, d’être plus informés que jamais, et de mieux performer dans la vente de leurs récoltes, ou leurs approvisionnements.
Grainwiz est fier de pouvoir participer à cette évolution importante de l’information et de son accès qui, assurément, devrait encore grandement changer dans les années à venir. Comme toujours, nous nous faisons en ce sens un devoir de continuer nous même d’évoluer afin de vous en offrir toujours plus.
Bien entendu, tout ce travail ne peut être accompli sans le support financier et les contributions de tous nos partenaires qui sont plus nombreux chaque année et que nous tenons à remercier pour l’occasion :
- La Banque Nationale
- Éthanol Greenfield
- Richardson et Philip Shaw
- RJO’Brien
- Scotia McLeod
- Agrocentre
- La Coop
- Frigon
- William Houde
- COMAX
- Élévateur Rive-Sud
- Nutreco
- Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec pour leur collaboration avec les projets pilotes dans le porc et le boeuf
Nous voulons aussi remercier tous les abonnés à la Lettre hebdomadaire des marchés agricoles qui année après année, nous font confiance pour leur fournir plus d’informations et d’analyses complètes et détaillées chaque semaine afin de les aider dans leur commercialisation et leur approvisionnement.
À toutes et à tous, santé, prospérité et une merveilleuse année 2016!!
