Grainwiz :Les prix du maïs ont décliné, ceux du soya ont grimpé. Pour les contrats à échéance en septembre, le maïs a clôturé à 3.226 $ US (-4.4), le soya à 8.584 $ US (+3.2).
Le CBOT a simplement poursuivi sa consolidation. Bien qu'on ait aussi observé une faiblesse dans le secteur des oléagineux (soya), les prix du maïs-grain ont décliné davantage en raison du risque de surproduction,. C'est pourquoi comparativement à ceux-là, les cours du maïs ont été incapables de terminer à la hausse.
En dehors de ces facteurs, on ne voit rien d'autre qui puisse réellement justifier les mouvements de la journée. C'est qu'il n'y a à peu près rien de changé. Le marché reste spéculatif. et la météo du Midwest s'améliore toujours. Devenu plus sec, le temps permet maintenant aux inondations de se résorber.
Par contre, soulignons que le CBOT suit la tendance des fins de mois, c'est-à-dire que normalement, lorsque les mois s'achèvent, les marchés boursiers ont tendance à afficher des baisses de prix.
Les tendances :Les conditions à court terme sont mauvaises. La météo du Midwest s'améliore en permettant le retrait du surplus d'eau qui touche plusieurs États du Nord du Midwest. On doit également la chute des prix du maïs au fait que les Américains n'ont toujours pas digéré la probabilité de surproduction de maïs-grain.
Quant au soya, aujourd'hui, s'il a été capable de se maintenir à la hausse, c'était plus par chance. Autrement, ses prix tendaient aussi à la baisse. En fin de compte, le CBOT poursuit encore sa consolidation.
Parions que cette dernière ne s'achèvera que lorsque les prix seront jugés sous-évalués. Une nouvelle additionnelle, comme un revers météorologique inattendu ou tout autre imprévu, pourraient aussi provoquer un retour à la hausse. En attendant, le marché demeure défensif.
Les circonstances à long terme ne sont pas moins inquiétantes. L'idée d'une surproduction de maïs-grain, avec 333 millions de tonnes et 4 tonnes à l'acre, effraie tout le monde. S'il est réel, le montant signifierait que l'offre américaine est gonflée, que les prix vont dégringoler et qu'à long terme, il sera probablement plus difficile d'écouler les stocks.
La forte demande en biocarburants (éthanol) et le manque de grain à l'échelle mondiale devraient quand même limiter les problèmes. Mais il reste que ces deux éléments-là ne sont que des supports. Le marché du maïs est donc bien fragile.
