Nouvelle

Le marché du soya tempère son ardeur, ceux du maïs et blé poursuivent leur repli

15 octobre 2015,

Suivant le début de semaine prometteur, le marché des grains a tempéré sa fougue depuis.

Rappelons que mardi dernier, suivant la fête de l’Action de grâce, le marché du soya s’est enflammé, bondissant sous l’impulsion de la forte demande chinoise qui a fait surface. Les conditions météo au Brésil sont également difficiles pour débuter la saison, rendant moins sûr qu’une nouvelle récolte record de soya brésilien est à prévoir à l’hiver prochain.

Par contre, peu de nouvelles stimulantes ont fait surface depuis, rendant difficile pour les marchés de supporter davantage les prix. Aux États-Unis, la récolte se poursuit sans grandes difficultés apparentes, et avec toujours des rendements qui dépassent généralement les attentes sur les capteurs de rendements, un contexte qui vient d’autant plomber les prix.

Aujourd’hui, le rapport mensuel du NOPA (National Oilseed Processors Association) a de nouveau confirmé un excellent niveau de trituration aux États-Unis au cours du mois de septembre, soit 126,704 millions de boisseaux (3,45 millions de tonnes). Il s’agit d’une hausse de 27% par rapport à septembre l’an dernier, et le plus haut niveau enregistré depuis 2007. Mais, les marchés ont peu réagi à cette nouvelle alors que les attentes étaient plus élevées à en moyenne 129,24 millions de boisseaux (125 à 132,7 millions de bo.).

Le rapport hebdomadaire de l’EIA (Energy Information Administration) a aussi déçu, avec une baisse de la production d’éthanol de 1 000 barils/jour à 949 000 barils/jour, pendant que les stocks ont grimpé de 144 000 barils à 18,96 millions de barils; une combinaison jugée négative pour le marché du maïs.

Enfin, du côté du marché du blé, les incertitudes météo en Russie et en Ukraine en raison du temps très sec pour les cultures de blé d’hiver ont pris une nouvelle tournure.

Selon les dernières prévisions, des averses devraient venir atténuer les effets de la « sècheresse » au cours des deux prochaines semaines. C’est peu, mais assez pour tempérer la nervosité des marchés à ce sujet. Rappelons que les prévisions actuelles proposent aussi toujours mois après mois une disponibilité de plus en plus importante de blé pour répondre aux besoins des consommateurs pour la prochaine année, un contexte qui justifie mal pour le moment un retour définitif à la hausse des prix.

Techniquement, le recul des derniers jours dans les marchés du maïs et blé ne sont pas spécialement préoccupant, bien que la tendance haussière intéressante dont ils profitaient depuis le début septembre dernier soit maintenant chose du passé. Il faut cependant garder à l’œil les supports sur lesquels ils ce sont maintenant appuyés : le maïs à 3,75 $US/boisseau (CàT Décembre 15) et le blé à Chicago à 5,00-5,02 $US/boisseau (CàT Décembre 15).

Pour sa part, le marché du soya à Chicago a calmé le jeu depuis son rebond très intéressant de mardi dernier. Par contre, il demeure en bonne posture, celui-ci étant parvenu pour le moment à se maintenir au-dessus de 9,00 $US/boisseau, un niveau qu’il n’avait pas dépassé depuis la fin du mois d’août dernier (CàT Novembre 15).

À surveiller demain, le rapport hebdomadaire des exportations et ventes à l’exportation de grains américains, spécialement du côté des chiffres pour le soya qui pourraient de nouveau créer un engouement (ou non…) dans le marché.

 

 

 

 

 

 


Partager cet article