Les derniers jours auront été difficiles pour le marché des grains après que ceux-ci est brièvement tenté une dernière envolée mardi en début de journée.
Au terme de la semaine, ils auront tous ainsi reculé de manière notable depuis leur fermeture vendredi la semaine dernière.
Pour l’ancienne récolte à Chicago : le maïs -0,1475 à 4,20 $US/boisseau, le soya -0,1750 à 10,1450 $US/boisseau, et le blé -0,2150 à 5,5450 $US/boisseau.
Pour la prochaine récolte à Chicago : le maïs -0,1375 à 4,3125 $US/boisseau, le soya -0,16 à 10,0625 $US/boisseau, et le blé -0,2150 à 5,5450 $US/boisseau.

Sans grande surprise dans un contexte de marché de météo, il ne faut pas chercher loin pour trouver réponse à ce recul des prix cette semaine. D’un côté, les conditions et prévisions se montrent moins préoccupantes pour les cultures américaines, et ce, même s’il ne fait aucun doute que des dommages et pertes ont été occasionnés par les averses excessives amorcées en juin dernier. Sauf qu’il faut aussi reconnaitre maintenant que ce qui se dessine à l’horizon se veut favorable et plus prometteur pour la suite des choses.
En effet, comme le souligne World Weather, les conditions météo dans le Midwest américain devraient être pratiquement idéales pour la période de pollinisation dans le maïs; ni trop chaud ou froid, ni trop sec ou trop humide.

Pour les marchés, il devient donc difficile de justifier davantage de hausses dans un tel contexte, même si la partie n’est pas jouée pour autant tant que les récoltes ne sont pas complétées. Soulignons que les fonds spéculatifs avaient aussi opéré un brusque revers pour le moins très important et peu commun dernièrement en réaction aux averses de juin aux États-Unis. Ceux-ci son ainsi passé de fortes positions à découvert (vendues) il y a quelques semaines à fortement achetées dernièrement. Avec un tel renversement très rapide, et maintenant moins de préoccupation météo sur le radar, plusieurs ont sans aucun doute décidé de modérer leur ardeur et d’engranger quelques profits, contribuant à tempérer les prix.
La dernière semaine aura vu aussi le dollar américain reprendre du tonus, rompant ainsi la tendance baissière de fond qu’il avait amorcé depuis ses sommets en mars. Aux yeux des marchés, c’est donc des perspectives plus difficiles pour les exportateurs américains qui sont en vu, alors qu’il faut le rappeler, pour le moment les quantités de grains américains tout au moins de l’ancienne récolte reste importantes.
Mentionnons par contre que, au Québec, les producteurs de grandes cultures peuvent profiter plutôt de la faiblesse du dollar canadien qui vient d’amorcer une nouvelle chute de sa valeur, s’établissant présentement à son plus bas depuis 2009. Rappelons que généralement, un affaiblissement du dollar canadien contribue à raffermir la valeur de la base, et incidemment celle du prix proposé aux producteurs.

