Nouvelle

Les marchés sur la défensive en attendant les prochaines prévisions météo

22 avril 2015,

Suivant le rebond de la semaine dernière, le marché des grains éprouve davantage de difficultés depuis lundi.

Aujourd’hui, celui du maïs a testé à nouveau le support à 3,70 $US/boisseaux (CàT de mai 2015) comme il l’avait fait en début de semaine dernière.

Le dernier rapport hebdomadaire de l’EIA (Energy Information Administration) sur la production d’éthanol aux États-Unis propose pour la semaine dernière une hausse 6 000 barils/jour à 930 000 barils/jour. Par contre, la production continue d’être dans l’ensemble sur une pente descendante suivant les sommets atteints à la fin 2014. À l’opposé, les stocks du biocarburant restent très élevés, grimpant la semaine dernière à 21,3 millions de barils, leur 4e plus haut niveau observé depuis le début 2015. Certains y voient un signe que la consommation d’éthanol serait en difficulté malgré la hausse de la consommation d’essence.

Le marché du soya qui a profité de plusieurs nouvelles encourageantes la semaine dernière du côté de la consommation semble également moins confiant depuis le début de la semaine. L’abondance de soya actuellement disponible et les récoltes record sud-américaines qui inondent actuellement les marchés pèsent toujours lourd. Le retard dans les ensemencements de maïs aux États-Unis donne aussi de plus en plus à penser qu’il pourrait se semer davantage de soya que prévu cette année ; de l’ordre de 5 à 10% de plus pour la portion sud du pays. Mentionnons cependant que jusqu’à présent, les ensemencements de soya tardent aussi dans le sud des États-Unis : le Texas à 12%, la Louisiane à 16%, l’Arkansas à 11%. Seul le Mississippi affiche une avance à 32%.

Pour sa part, le marché du blé à Chicago sera parvenu à amortir sa chute importante de la semaine dernière. Le temps froid observé cette semaine aux États-Unis n’a pas laissé indifférents les marchés qui y voyaient la possibilité de pertes liées au gel des cultures déjà semées.

 

 

Les fonds spéculatifs détiennent aussi actuellement une position nette fortement vendue. Dans ce contexte, les prix ont souvent plus de réactivité à la hausse au moindre signe d’imprévu, dans ce cas-ci météo. Par contre, les ventes américaines à l’exportation reste anémiques, la disponibilité importante de blé dans le monde, et la compétition forte sur les marchés internationaux. Le potentiel haussier reste donc pour le moment très limité dans le marché du blé tant qu’un imprévu météo de plus grande importance ne verra le jour.

À surveiller, demain, Statistique Canada présentera les intentions d’ensemencements au Canada. Les marchés anticipent qu’il se sèmera légèrement plus de blé cette année.

 

 

 


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