Peu de nouvelles dans les derniers jours pour le marché des grains. La saison des semis est maintenant officiellement amorcé aux États-Unis, et les marchés tentent de sous-peser les incertitudes entourant les conditions météo et le léger retard dans les ensemencements américains versus les importantes quantités de grains qui seront encore disponibles et à écouler dans les prochains mois.
Côté météo, les derniers jours auront certainement été encore trop humides pour une bonne proportion des États-Unis. Dans le cas du sud des États-Unis (Delta) et de l’est et du sud du Midwest américain, ces conditions retardent toujours le début de saison. Par contre, dans les Plaines américaines, les averses des derniers jours auront profité aux cultures de blé d’hiver.

Pour les prochains jours, ont s’attend encore à des averses, dans certains cas parfois même importantes, pour une bonne proportion des Plaines, du Midwest et du Delta.
Pour la portion nord et ouest du Midwest américains, ceci ne sera pas une mauvaise chose avec les conditions de sècheresse qui persistent depuis plusieurs semaines. Par contre, dans le reste du Midwest américain, il faut encore s’attendre à ce que les ensemencements tardent.
Les prévisions pour la semaine prochaine proposent cependant un retour à des conditions plus sèches. La partie n’est donc pas jouée encore, et excluant le sud des États-Unis, les producteurs américains ont encore tout le loisir de rattraper le temps perdu.
Hier le NOPA (National Oilseed Processors Association) a révélé que les triturateurs américains avaient trituré une quantité record de 162.8 millions de boisseaux (4,43 millions de tonnes) en mars dernier. C’est plus que le niveau déjà record qu’anticipaient les marchés à 155,3 millions de boisseaux (prévisions de 150,5 à 159,5 millions de bo.) et le niveau également record observé l’an dernier en mars de 153,85 millions de boisseaux.
Aujourd’hui, le rapport hebdomadaire sur les ventes américaines à l’exportation de grains aura été intéressant pour le soya, mais également le maïs.
Pour le soya, elles ont été la semaine dernière de 312 600 tonnes pour l’ancienne récolte, et de 226 200 tonnes pour la nouvelle récolte. Les marchés anticipaient des ventes de 300 000 à 550 000 tonnes.
Les ventes hebdomadaires de maïs américain ont été pour leur part de 588 200 tonnes pour l’ancienne récolte, et de 28 500 tonnes pour la nouvelle récolte. Les prévisions des marchés étaient de 400 000 à 600 000 tonnes.
Comme toujours, les ventes à l’exportation de blé américain auront de leur côté déçu à nouveau, s’établissant à seulement 160 570 tonnes; comme quoi la fermeté du dollar américain mais surtout la forte compétition sur les marchés internationaux pèse toujours lourd sur la compétitivité des exportateurs américains.
Techniquement, les marchés du maïs et soya seront parvenus à prendre un peu de tonus dans les derniers jours. Malgré l’abondance de grain disponible actuellement, les marchés hésitent toujours beaucoup à trop s’aventurer à la baisse. Même si le retard actuel n’est pas préoccupant outre mesure, encore plusieurs imprévus météo doivent encore être écartés dans les prochaines semaines. Mais, d’un commun accord, les analystes s’accordent toujours à dire que si la météo se veut finalement propice aux ensemencements américains ce printemps, le risque baissier est toujours au rendez-vous et à considérer.
