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Les marchés du maïs et soya à Chicago tentent d'amortir leur recul des derniers jours

19 mars 2015,

Semaine qui n’aura pas été de tout repos dans le marché des grains.  À Chicago, le marché du soya a atteint un nouveau creux inégalé depuis l’automne dernier, le maïs se transige pour une deuxième fois depuis le début de 2015 à son plus bas, seul le blé garde le cap, bien qu’il soit confronté maintenant à une bonne résistance à l’approche de 5,20 $US/boisseau.

Aux États-Unis, les ventes hebdomadaires de grains n’auront pas été spécialement fortes pour le maïs et le soya, suggérant que les exportateurs américains éprouvent des difficultés avec la vigueur actuelle du dollar américain, mais aussi les récoltes sud-américaines qui inondent maintenant les marchés. Cette situation est un phénomène observé chaque année, mais l’importance des grains actuellement disponibles fait en sorte qu’il aurait été souhaitable que les ventes à l’exportation américaines demeurent plus fortes pour supporter davantage les prix.

  • Pour le maïs, elles ont été de 502 300 tonnes pour l’ancienne récolte, et 64 800 tonnes pour la prochaine récolte. Les marchés anticipaient qu’elles seraient de 500 000 à 700 000 tonnes.
  • Dans le soya, le USDA a rapporté des ventes de 342 000 tonnes pour l’ancienne récolte, et 5 000 tonnes pour la nouvelle, alors que les prévisions étaient de 250 000 à 450 000 tonnes.
  • Enfin, les ventes à l’exportation de blé américain ont été de 391 000 tonnes de l’ancienne récolte et 142 900 tonnes. Les prévisions étaient de 350 000 à 550 000 tonnes.

 

Il reste maintenant moins de deux semaines avant la publication de rapports importants du USDA : intentions d’ensemencements américains pour 2015, et inventaires de grains aux États unis au 1er mars.

Généralement, le comportement des marchés se veut plus défensif à l’approche de la publication de ces rapports importants qui peuvent toujours surprendre et, soit propulser par la suite à la hausse les prix des grains, mais également les forcer aussi à la baisse.

Pourtant, les derniers jours auront plutôt laissé libre cours à une nouvelle vague de négativisme, alors que les prix du maïs et soya sont à de nouveaux creux.

Mais, comme le proposent plusieurs analystes, la fermeté du dollar américain y aura été pour beaucoup dans cette faiblesse observée dans plusieurs commodités, dont les grains. En ce sens, l’annonce surprise d’hier de la Réserve Fédérale Américaine qu’elle n’avait pas l’intention de hausser aussi rapidement que certains l’espéraient son taux directeur semble marquer un nouveau tournant. Le dollar américain reste fort, mais semble avoir amorcé un virage qui pourrait tempérer la pression à la baisse sur l’ensemble des commodités.

Plusieurs analystes estiment d’ailleurs à ce titre qu’il serait encore surprenant de voir les prix glisser de manière important d’ici le 31 mars prochain.

Du côté du marché du blé, les conditions demeurent toujours sèches dans plusieurs régions des Plaines américaines et dans le nord-ouest du Midwest américain. On note même une légère accentuation des zones asséchées.

Techniquement, les marchés du maïs et soya tentent actuellement de se soustraire à la pression baissière en initiant un rebond qu’il faudra surveiller dans les prochains jours.

 

 

 

Pour sa part, le marché du blé à Chicago demeure à la hausse, mais fait maintenant face à une bonne résistance à l’approche de 5,20 $US/boisseau.

 

 

 


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