Nouvelle

Début d'incertitudes météo pour la nouvelle saison aux États-Unis?

11 mars 2015,

Les prix des grains ont progressé aujourd’hui, affichant dans certains cas une fermeté prometteuse.

Selon l’EIA (Energy Information Administration), la production d’éthanol a grimpé la semaine dernière aux États-Unis à 944 000 barils/jour. Les inventaires d’éthanol ont également reculé pour une deuxième semaine consécutive, signe que la demande pour le biocarburant chercherait à se raffermir. Il faudra cependant que la production d’éthanol s’apprécie encore davantage pour vraiment profiter au marché du maïs. Dans l’immédiat, le USDA a même révisé à la baisse sa projection d’usage pour la fabrication d’éthanol dans son rapport publié hier.

Selon une firme d’analyse de marché, les ensemencements de maïs aux États-Unis seraient moins importants que ce qu’a suggéré la prévision présentée lors du Forum perspective agricole du USDA le mois dernier. Cette dernière s’attend à 88,505 millions d’acres, alors que le Forum a proposé 89 millions d’acres. L’an dernier, il s’était semé 90,6 millions d’acres en maïs aux États-Unis.

Techniquement, le marché du maïs cherche actuellement à briser timidement à la hausse la tendance baissière des dernières semaines. En temps normal, la tendance saisonnière veut que les prix aient déjà débuté depuis le début mars leur progression vers leurs sommets du printemps. Mais cette année, avec l’abondance de maïs disponible, les marchés éprouvent beaucoup de difficulté à justifier des prix plus élevés.

 

Du côté du soya, peu de nouvelles aujourd’hui. Hier, le rapport mensuel du USDA a proposé peu de changement, avec des inventaires américains et mondiaux pour 2014-15 tout aussi bien dire inchangé. Le contexte reste donc à l’abondance, offrant pour le moment peu de potentiel haussier tant que les incertitudes entourant la prochaine saison ne gagneront pas davantage de traction sur les prix.

En ce sens, les dernières prévisions commencent d’ailleurs quelque peu à préoccuper les marchés. Dans le sud des États-Unis, où les ensemencements doivent commencer sous peu, les conditions sont actuellement très humides avec des prévisions de davantage de précipitations sur le radar. Certains commencent déjà à parler de retard dans les semis américains, ce qui pourrait éventuellement soulever les prix.

 

Par contre, le dollar américain poursuit aussi sur sa lancée, atteignant son plus haut niveau depuis plus de dix ans. Pour les commodités, dont les grains, cette fermeté vient globale alourdir les perspectives de hausse.

 

 

 

 

 

 

 


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