Fidèle à lui-même, le USDA aura présenté quelques surprises dans son rapport mensuel d’offre et demande présenté aujourd’hui à midi.
Maïs (positif)
Aux États-Unis : Le USDA a remué plusieurs chiffres du côté de la consommation: hausse de la consommation animale contrebalancée par une réduction pour l’alimentation humaine et la semence, ainsi que l’éthanol. Par contre, l’instance reconnaît aussi que les exportations américaines seront meilleures que prévu. Résultat, des inventaires américains qui recul de -50 millions de boisseaux à 1 777 millions de boisseaux (-1,27 mil. de tonnes à 45 millions de tonnes). Les marchés envisageaient un recul beaucoup plus léger à 1 826 millions de boisseaux. Le nombre de jours de réserve n’en reste pas moins élevé à 47,4 versus 48,9 le mois dernier, et 33,4 jours l’an dernier.

Dans le monde: Le USDA n’a apporté aucun changement dans sa prévision de récolte pour le Brésil (75 millions de tonnes). Il a toutefois revu à la hausse de 500 000 tonnes celle de l’Argentine à 23,50 millions de tonnes. Mais, la récolte de l’Afrique du Sud a été ajustée à la baisse de 2 millions de tonnes à 11,50 millions de tonnes en raison de la saison sèche et difficile. Résultat, la production mondiale se voit passer de 991,29 à 989,66 millions de tonnes. Le USDA prévoyant une consommation mondiale un peu plus forte, ici aussi, les inventaires mondiaux s’en voient réduit de
Soya (légèrement négatif)
Aux États-Unis : Contrairement à ce que certains anticipaient, avec entre autres les fortes exportations américaines observées depuis le début de 2014-15, le USDA a laissé inchangé ses chiffres, les inventaires de fin d’année restant ainsi à 385 millions de boisseaux (10,48 millions de tonnes), soit 38 jours de réserve. La moyenne des prévisions était plutôt pour une révision à la baisse à 376 millions de boisseaux. Le USDA se garde ainsi une certaine marge (et gagne du temps…) avant de reconnaître s’il y a lieu que les exportations sont plus fortes que prévues, ce qui n’est cependant guère surprenant alors que le soya sud-américain est sur le point d’inonder les marchés.

Dans le monde : Ici aussi, très peu de changements, les récoltes en cours en Amérique du Sud au Brésil (94,5 millions de tonnes) et en Argentine (56 millions de tonnes) restant elle-même inchangée. La consommation est légèrement revue à la baisse, et les inventaires de début d’année à la hausse. Au net, les inventaires mondiaux de fin 2014-15 se voient grimpés d’un maigre 270 000 tonnes à 89,53 millions de tonnes.
Blé (neutre)
Que ce soit aux États-Unis, comme dans le monde, le USDA n’a apporté que très peu de changement dans ses prévisions. Un peu moins de production mondiale, un peu moins de consommation, avec des inventaires mondiaux qui passent de 197,85 à 197,71 millions de tonnes, plus qu’il n’en faut toujours pour répondre aux besoins des consommateurs pour les prochains mois.

Dans l’ensemble, la réaction des marchés suivant la publication du rapport aura été à son image, très légère. Le marché du maïs a brièvement profité de la situation, celui du soya encaissé un léger repli et le blé est resté pratiquement au neutre. Par contre, à la clôture des marchés, plus de traces de ce rapport n’étaient vraiment perceptibles, les marchés se tournant déjà vers des rapports beaucoup plus importants à venir le 31 mars prochain : stocks de grains aux États-Unis au 1er mars, mais surtout intentions d’ensemencements aux États-Unis pour ce printemps.

