Nouvelle

Début de semaine mixte pour le marché des grains

22 décembre 2014,

À seulement deux jours du congé de Noël, les prix des grains ont débuté la semaine sans grandes surprises, bien que sur une note positive à l’exception du blé.

Selon le USDA, les inspections hebdomadaires des exportations américaines de maïs ont dépassé les attentes des marchés (575 000 à 700 000 tonnes) en s’établissant à 790 415 tonnes, et en hausse par rapport aux 564 910 tonnes de la semaine précédente. Pour une troisième journée consécutive une nouvelle vente, cette fois-ci de 166 000 tonnes, a été aussi annoncée. Vendredi, des ventes pour un total de 237 000 tonnes et jeudi, pour 126 000 tonnes ont été confirmé.

Tranquillement, on sent que les exportateurs américains gagnent ainsi de la traction sur les marchés internationaux, ce qui permet aux marchés de dissocier leur attention de la récolte américaine qui n’en demeure pas moins record cette année. L’annonce la semaine dernière que la Chine acceptera finalement l’importation de trois variétés de maïs génétiquement modifié, dont le MIR 162 de Syngenta, ajoute également une touche de positivisme.

Pour leur part, les inspections de soya américain destiné à l’exportation ont également été très fortes, s’établissant à 2,234 millions de tonnes, alors que les anticipations étaient plutôt de 1,5 à 2,0 millions de tonnes.  La demande pour le soya reste donc forte pour l’instant, ce qui offre un support d’autant important dans le marché qu’en Amérique du Sud, toujours aucune menace ne remet en cause les récoltes records attendues. Tout au plus, certains parlent de quelques régions légèrement asséchées en Argentine, mais encore.

 

Du côté du blé, les marchés n’ont pas particulièrement réagi à  la nouvelle à l’effet que la Russie se préparerait à mettre en place un tarif à l’exportation pour le blé. Rappelons que depuis la semaine dernière, le pays tente de mettre en place différentes mesures afin de limiter ses exportations de blé. Le rouble (devise russe) a atteint un creux historique et l’inflation alimentaire est forte présentement en Russie. Avec des cultures de blé d’hiver qui sont tombées en dormance dans de piètres conditions, le gouvernement veut prendre toutes les mesures nécessaires pour freiner les fortes exportations russes des derniers mois en raison de la faiblesse du rouble.

Depuis son creux en septembre, le marché du blé a connu une bonne progression de sa valeur. À Chicago, il a grimpé de plus de 30%. La faiblesse du rouble aidant, les pays importateurs de blé n’ont pas hésité à s’approvisionner en Russie afin de s’approvisionner à moins cher.

Selon le dernier rapport hebdomadaire à cet effet, les inspections des exportations de blé américain continuent cependant de reprendre du terrain, même si elles affichent toujours un retard par rapport à la normale. Elles ont été la semaine dernière de 440 000 tonnes, en hausse par rapport aux 403 000 tonnes de la semaine dernière et au-dessus des attentes des marchés qui étaient de 250 000 à 400 000 tonnes.

Des températures plus froides sont attendues d’ici la fin de l’année aux États-Unis, et certains craignent que dans certaines régions des Plaines américaines, le couvert de neige soit insuffisant pour protéger adéquatement les cultures de blé d’hiver.

 

Pour un survol complet de la situation dans les marchés des grains et viandes, les abonnés ont maintenant accès à la dernière édition de la lettre hebdomadaire de Grainwiz

 

 

 

 

 


Partager cet article