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Revue des marchés du 29 mai 2014

29 mai 2014,

Le marché continue tranquillement de digérer le début de saison prometteur aux États-Unis, bien que celui du soya profite toujours des incertitudes entourant les inventaires américains très serrés d’ici la récolte.

Les dernières prévisions se veulent essentiellement plus humides pour le Midwest américain. Mais, en dehors des régions plus au nord (Dakota du Nord), rien de préoccupant pour l’instant. Les températures prévues sont aussi plus chaudes qu’à la normale ce qui, aux yeux de certains spécialistes, se veut même des conditions pratiquement idéales pour débuter la saison.

 

Maïs

Le marché du maïs tente toujours de trouver un creux sur lequel s’appuyer, mais sans grande conviction. Le contrat à terme pour livraison immédiate (juillet 14) a terminé la journée en baisse de -0,03 à 4,6950 $US/boisseau (-1,18 à 185 $US/tonne). Pour la prochaine récolte, le contrat à terme de décembre a pour sa part reculé de -0,06 à 4,6025 $US/boisseau (-2,36 à 167 $US/tonne).

Selon l’EIA (Energy Information Administration), la moyenne quotidienne de production d’éthanol aux États-Unis continue de se raffermir, atteignant la semaine dernière 927 000 barils/jour, une hausse de 2000 barils/jour par rapport à la semaine précédente. Par contre, les inventaires d’éthanol continuent également de progresser, ceux-ci étant maintenant établis à leur plus haut niveau depuis plus d’un an à 17,5 millions de barils.

Faute d’un manque de vente du côté producteur, on note également un raffermissement de la valeur des bases aux États-Unis, une situation qui n’est pas étrangère non plus à celle observée actuellement aussi au Québec.

L’importance des prochaines récoltes américaines se confirme de semaine, mais la fermeté de la demande offre ainsi toujours un certain support au marché du maïs.

Le International Grains Council a revisé à la hausse aujourd’hui sa prévision mondiale de récolte de maïs de 950 à 955 millions de tonnes, un niveau qui dépasse la consommation prévit elle à 947 millions de tonnes.

Techniquement, la tendance demeure à la baisse, mais le marché du maïs semble avoir trouvé un support sur lequel s’appuyer; sur le contrat à terme de juillet à 4,66-4,67 $US/boisseau, sur celui de la récolte (décembre 14) à 4,62-4,63 $US/boisseau.

 

Soya

Le marché du soya continue d’être déchiré entre les préoccupations entourant la disponibilité de soya en sol américain d’ici la récolte, et la production record toujours attendue cet automne aux États-Unis. Les nouvelles entourant d’autres ventes éventuelles à l’exportation de soya américain gardent toujours sur la corde raide les marchés. Mais, de la même manière, les rumeurs que de nouveaux arrivages de soya en provenance d’Amérique du Sud sont attendus aux États-Unis freinent aussi toute nouvelle envolée des prix. Combiné aux importantes récoltes américaines qui se confirment, fondamentalement, le biais à d’ici la récolte reste toujours essentiellement négatif pour le marché du soya. Aujourd’hui, il sera malgré tout parvenu à poursuivre timidement sur sa lancée d’hier.

Le contrat à terme pour livraison immédiate (juillet 14) il a gagné +0,0125 à 14,99 $US/boisseau (+0,45 à 551 $US/tonne). Sur le contrat à terme de la prochaine récolte (novembre 14), il a progressé de +0,0450 à 14,2825 $US/boisseau (+1,65 à 525 $US/tonne).

Demain, le USDA présentera son rapport hebdomadaire sur les exportations et ventes à l’exportation de grains américains. Les marchés seront encore une fois particulièrement attentifs aux ventes à l’exportation de soya qui, si elles demeurent fortes, fourniront un nouveau prétexte pour permettre aux prix de tenter à nouveau leur chance vers de nouveaux sommets. Par contre, les marchés attendent depuis plusieurs semaines que des annulations de ventes de soya américain à l’exportation aient lieu. Le fait que ce soit le cas demain pourrait aussi offrir une nouvelle ouverture vers d’autres creux.

Techniquement, la tendance reste à la hausse pour l’instant. Mais on sent toujours une importante résistance des marchés à progresser davantage faute de nouvelles pour justifier encore une fois l’atteinte de nouveaux sommets.

 

 


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