Actualité : Grainwiz via le Dow Jones Newswires, le DTN et le CBOT : rappel sur la session du jeudi 16 août 07. Mais et soya.
Hier, incapable de se distinguer des autres marchés financiers, le CBOT avait fini fortement à la baisse.
La chute des prix qui, fut observée lors de la dernière session était plus ou moins inquiétante du fait qu'elle dépendait de plusieurs facteurs externes au CBOT. Dans le monde de la finance on parle beaucoup, ces temps-ci, d'une crise de liquidité. Ici, l'expression peut paraître bizarre puisqu'il reste encore beaucoup d'argent en circulation.
En plus, les banques centrales avaient déjà annoncé eu peu plus tôt cette semaine, ou vers la fin de la semaine précédente, qu'elles injectaient un 389 milliards de dollars additionnel afin d'insuffler un regain économique.
En réalité, la crise de liquidité ramènerait plutôt à dire que, devenus inquiets à cause de la bulle spéculative, les gens seraient toujours plus nombreux à éviter les risques. Aux États-Unis le problème des mauvaises hypothèques et le refus de la Fed d'augmenter les taux d'intérêts ont fait croire à plusieurs que l'économie nationale va de mal en pis.
De tous, les banquiers seraient parmi les premiers à être affecté, et comme prêteurs aux spéculateurs (prêts sur marge), ils auraient déjà commencer à faire pression pour se faire rembourser plus rapidement.
Cet élément-là est quand même insuffisant puisqu'à lui seul, il ne peut pas expliquer la débandade des marchés boursiers.
On doit aussi tenir compte de la psychologie des investisseurs et des spéculateurs. Avec eux, on peut expliquer l'effet de panique par leur besoin constant d'anticiper l'avenir. Or à première vue, le portrait qui se dresse à l'horizon s'annonce assez sombre. Car si aux États-Unis on ne parle pas encore de récession, on est probablement à la veille de le faire. C'est du moins l'une des impressions qui se dégagent de la tendance des marchés boursiers actuels.
Comme on le mentionnait dans les derniers articles, le CBOT ne pouvait pas échapper à cette réalité. Les prix qui y sont présentement affichés ne sont pas nécessairement surévalués. Par contre, le manque de nouvelles fraîches commence certainement à peser lourd. À côté des mauvaises nouvelles économiques, il est sans aucun doute l'un des éléments qui justifient le mieux les ventes de contrats.
Quant à la météo du Midwest, on pense que le dernier rapport hebdomadaire sur l'état des cultures a fait le plus mal. Les données qu'il a fournit à propos des catégories bonne et excellente donnait des sueurs froides. Alors que tout le monde s'attendait à ce qu'elles chutent encore un peu, elles sont plutôt restées inchangées en faisant comprendre aux traders à quel point les productions de maïs et de soya sont solides.
Par là aussi, c'est ce qui explique partiellement pourquoi, les traders ne croient plus au potentiel de pertes provoquées par la menace d'un manque d'eau et d'une hausse des températures. En plus ce scénario toujours prévu pour le Sud du Midwest, risque bien de se terminer rapidement.
Outre, les restes de tempêtes tropicales Erin et Dean, les conditions météorologiques prévues pour les 10 prochains jours au nord, à l'est et à l'ouest sont encore très clémentes (pluies et températures douces). Ces éléments réunis, les chances d'améliorations au sud sont donc assez élevées.
Les tendances :À Chicago, les tendances sont probablement mauvaises. À court terme la panique observée sur les places boursières devrait laisser des traces durables. On ne croit pas à une amélioration rapide surtout qu'en ce moment, le manque de nouvelles pèse au CBOT.
À plus long terme, les conditions sont plus difficiles à cerner. Il y a certes le malaise boursier qui devrait persister, mais le manque de grain à l'échelle mondiale pourrait quand même réussir en renverser ses effets. Mais encore là, c'est à supposer que les producteurs américains soient relativement épargner par la crise financière.
En dehors de tous ça, le mieux est sans doute d'attendre le temps que le marché devienne moins volatil.
